Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








Le Se-Unsa et le Sgen-CFDT 65 n’appellent pas à la grève du 12 février.

le 7 février 2013


- Le SE-Unsa, le SNUipp, la CGT Educ et le Sgen-CFDT 65 se sont rencontrés le 6 février 2013 sur la grève du 12 février lancée par FO/CGT/SUD/CNT/FAEN.
- Le Sgen-CFDT 65 et le SE-Unsa 65 n’appellent pas à la grève le 12 février
- le communiqué commun Se/Sgen 65 en Pdf
- L’intersyndicale 65 organise le 16 février un rassemblement contre la carte scolaire

 En PJ, le communiqué commun du Sgen-CFDT 65 et du SE-Unsa 65 (voir bas de texte)

 

 

L’analyse du Sgen-CFDT 65...

 

Nationalement

 

1 - Dans un 1er temps FO, CGT, SUD, CNT, FAEN ont appelé à la grève le 12 février tous les personnels de l’Education nationale avec pour plate-forme :

· Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération

· l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école,

· l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires

 

Cette plate-forme n’a pas été acceptée par les responsables nationaux de la FSU, du Sgen-CFDT et du Se-Unsa dans la réunion des fédérations. Ils ont déclaré ne pas s’associer à cette grève.

 

2 - Changement du "décor" le 1er février.

Le 1er février, le Snuipp national décide d’appeler lui aussi à la grève uniquement les enseignants du 1er degré le même jour et sur sa propre plate forme :

  • · le SNUipp ne demande pas d’abrogation du décret mais qu’il soit « revu ».
  • · Il « estime » également que la réforme des rythmes doit être reportée en 2014.
  • · Il conclut : C’est sur cette plateforme, et pas une autre, que dans les départements, le SNUipp-FSU va s’adresser à ses partenaires attachés à une transformation de l’école au service de la réussite des élèves. Pas de statu quo ! Nous voulons faire bouger l’école, dans le bon sens et avec les enseignants.

 

Donc, le SNUipp national ne s’associe pas aux mots d’ordre de l’appel FO/CGT… : l’ abandon du projet de loi d’orientation sur l’école et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

 

Il y a donc nationalement 1 grève le 12 février sur 2 appels distincts.

 
Sur les Hautes-Pyrénées


Avant l’annonce de la grève du 12 février, l’intersyndicale (SNUipp, Sgen-CFDT, Se-Unsa, Ferc-CGT) s’était réunie fin janvier et avait décidé d’interroger leur instance ou directement leurs adhérents sur le choix d’une action contre la carte scolaire et pour une réforme des rythmes qui tienne compte de l’avis des PE.

Deux actions ont été proposées :

  • - Manifestation et distribution de tracts le samedi 16 février
  • - Grève le 19 février, jour du CTSD.

Les 4 syndicats devaient se revoir le 11 février pour arrêter l’action à proposer aux personnels…

Le Sgen-CFDT a choisi de donner la parole à ses adhérents par vote électronique : au 6 février, les résultats sont 53 % pour la manif du samedi 16 février, 31 % pour la grève du 19 février (date du CTSD) et 16 % sans choix.

 

La décision du Snuipp d’appeler à la grève le 12 février a amené l’intersyndicale à se revoir le 6 février.

 

3 – L’intersyndicale du 6 février

 

Le SE-Unsa, le SNUipp, la CGT Educ et le Sgen-CFDT se sont rencontrés le 6 février 2013 pour se positionner sur la grève du 12 février lancée à l’origine par FO/CGT/SUD/CNT/FAEN et sur les actions départementales envisagées (16 et 19 février).

 

 

Le Sgen-CFDT a présenté aux autres syndicats une plate forme à discuter pour base d’une éventuelle grève unitaire sur le département.

 

 

Plate forme revendicative proposée par le Sgen-CFDT 65

 

  • Rythmes : Pas sans l’avis des conseils d’école ! Report systématique à 2014 en cas de désaccord collectivité territoriale/conseil d’école.
  •  Carte scolaire : Non au -5 postes. Pour une prise en compte de la ruralité de notre département.
  •  Carrière : Pour l’égalité de rémunération des personnels de la maternelle au lycée.

 
 

Rythmes : pas de statu quo, oui à une réforme des rythmes. Mais cette réforme ne doit pas se faire contre les conseils d’école.

Par cette grève, les équipes d’école expriment leur opposition à ce que les communes et communauté de communes puissent s’engager pour 2013 dans la réforme des rythmes contre l’avis du conseil d’école.

Par cette grève, les équipes d’école rappellent à notre ministre, notre Dasen mais aussi aux élus que l’organisation des nouveaux rythmes doit se faire en accord avec l’avis des conseils d’école. Elles demandent le report systématique en 2014 en cas d’incompatibilité entre les propositions du conseil d’école et de la collectivité territoriale.

 

 

Carte scolaire : non au – 5 postes

 

Les 159 postes octroyés à l’académie (50 en juillet 2012, 109 en sept 2013) ne peuvent pas combler le déficit de 5 années de ponctions successives : 8100 élèves de plus et 133 postes supprimés de 2007 à 2013 sur l’académie.

Sur le département, 5 postes en moins à nouveau en septembre 2013. On en sera à -70.5 postes de 2007 à 2013 pour 360 élèves en moins… 1 poste enlevé pour 5 élèves en moins.

Exigeons un véritable plan de remise à flot du 31 et du 82 (+300 postes) pour éviter chaque année un redéploiement académique ponctionnant systématiquement les départements ruraux.

Pour le 65, se profilent plus d’une vingtaine de fermetures de classes pour compenser les 5 postes à rendre et les classes à ouvrir.


Egalité 1er et second degré.

 

 

Tout le monde le sait :

 

 

 

  • - les enseignants du 1er degré français sont parmi les moins bien rémunérés d’Europe.

 

 

  • - Le différentiel rémunération PE / rémunération prof du second degré est injuste.

 

Par cette grève, exigeons l’égalité de rémunération pour tous les professeurs de la maternelle à la terminale. Cela passe en un premier temps par l’attribution de l’ISOE 2 degré au PE et le même % d’accès à la hors-classe (passer de 2% à 7 % supérieur.

 

 

Après un long échange entre les organisations syndicales, les positions qui se sont dégagées :

 

 

  • Au-delà de l’appréciation de la plate-forme du Sgen-CFDT 65, la CGT et le SNUipp mettent en avant la plate forme d’appel FO/CGT/SUD c’est-à-dire exiger par cette grève le retrait de la loi d’orientation et l’abrogation du décret rythme. Ils rappellent que leur appel départemental pour le 12 février est dans la prolongation de l’appel à rassemblement du 23 janvier devant l’IA. 

 

  • Le Se-Unsa et le Sgen-CFDT ne peuvent s’associer à un appel à la grève où sera mis en avant l’exigence du retrait de la loi d’orientation. Les 2 syndicats se positionnent nationalement et départementalement pour ce projet de loi qui prévoit entre autres sur 5 ans le retour d’une formation pour les futurs enseignants, une reconnaissance de la maternelle, un continuum école/collège, le maintien d’un socle rénové, une priorité sur le 1er degré, la rupture avec les suppressions massives des années passées (-80 000 postes) par la création des 60 000 postes. 

 

   A partir du constat de cette divergence majeure, et dans le respect des positions de chacun, constat est fait qu’un appel départemental unitaire à la grève du 12 février ne peut aboutir de part et d’autre.

 

Conséquences

 

 

Le Se-Unsa et le Sgen-CFDT 65 n’appellent pas à la grève le 12 février.

 

 

 
L’intersyndicale 65 décide d’organiser à destination des enseignants, parents d’élèves, élus un rassemblement contre la carte scolaire

l SAMEDI 16 FEVRIER, 11h30, place de VERDUN TARBES.

  •  La FCPE et les associations d’élus seront invitées à y prendre la parole.
  • Il est prévu une distribution de tracts sur le marché.
  •  Une conférence de presse se tiendra le 12 février après midi.
  •  RDV est pris avec les parlementaires 
  • Suite à l’appel à la grève du 12 février, la proposition de grève le 19 février (jour du CDSD) sur la carte scolaire et les rythmes est annulée par l’intersyndicale, car les personnels ne peuvent être appelés le 12 et le 19 février à la grève.