Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

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LOI D’ORIENTATION 2013 : Le projet du Ministre pour les PE.

le 17 octobre 2012


- 25h de classes (23h de cours + 2h d’aide aux devoirs) + 2h annualisées.
- Il ne ramène pas la journée de classe de 6 à 5h mais seulement à 5,5 heures de façon à diminuer l’encadrement post scolaire qui reviendrait à la charge des communes…
- une première analyse rapide un le communiqué de la fédération.

 

Ce mardi 16 octobre, V. Peillon organisait un 1ère réunion sur les rythmes scolaires. Ce 1er échange permet de mieux cerner les intentions et les projets du ministre.

 1. V. Peillon est déterminé à mettre en place, partout, la semaine de 4,5 jours, dès la rentrée 2013.

2. La ½ journée travaillée serait prioritairement le mercredi matin.

 3. Son projet prévoit 23 heures de classe - 4 jours de classe à 5 heures et une ½ journée de 3 h.

4. Les PE assureraient l’aide aux devoirs après 16h à raison de 30 mn par jour (après 15h 30 si début des cours à 13h30) ... soit 2 heures semaine. Aucun élève ne serait libre de quitter l’école avant 16h30.

5. Une compensation financière prendrait en compte les dépenses liées au travail le mercredi (déplacements, éventuels frais de garde...) ????.

6. L’aide personnalisée serait supprimée.

Notre 1ère réaction "à chaud" : pour le professeur des écoles, c’est du plus….de travail !!!

-Nous aurons un déplacement de plus, le mercredi matin – nous pensons à certains collègues qui sont nommés sur des postes très éloignés de leur domicile… Sans salaire revalorisé depuis des années, les déplacements comptent dans le budget.

 -La classe + l’aide aux devoirs nous feraient officiellement "finir" à 16h 30 (si on reprend la classe à 14h). Ce léger gain de temps, "finir" à 16h 30 au lieu de 17h, ne compense pas véritablement le mercredi matin travaillé.

- Aujourd’hui nous avons 24h + 3h : ces 3 heures sont actuellement annualisées, elles sont souvent appelées les "108 heures" annuelles (60 h d’aide perso + 18h d’animations pédagogiques + 24 h de concertation + 6 h de conseil d’école). Avec son projet nous aurions 23h + 4 h (2 h d’aide aux devoirs + 2 h de concertation-formation continue-animations pédagogiques-conseils d’école). Comprenons bien que les 2h d’aide aux devoirs sont des heures fixes avec classe entière et ne peuvent se comparer aux heures d’aide personnalisée à très petit effectif et annualisées…. En fait, on aurait bien 25h en classe + 2h annualisées

-Une coordination avec les intervenants sur le temps périscolaire sera nécessaire, elle engendrera du travail supplémentaire (en particulier pour les directeurs-rices).

- Avec la classe le mercredi matin, nous ferons des semaines sans réelle coupure : on imagine que les animations péda, les diverses réunions… se feront les mercredis après midi.

Réagissez : cette 1ère réaction à chaud ne constitue pas une position définitive sur ce dossier. Pour nous positionner, pour essyer de faire évoluer ce projet nous avons besoin de vos réactions. Nous vous invitons à réagir par mail ; indiquez nous votre approche, vos attentes, vos craintes.... sur ce dossier. 65@sgen.cfdt.fr

 

 Pour ceux qui ne l’ont pas lu, les premières réactions du Café Péda Refondation  :

Double peine pour les professeurs des écoles Les professeurs des écoles vont-ils payer le prix de la refondation et du poids accru des collectivités territoriales dans le système éducatif ? La question est posée par les propositions ministérielles présentées le 16 octobre aux syndicats. Vincent Peillon demande aux professeurs des écoles de travailler plus. En échange de quoi ? François Hollande avait posé les principes de la réforme des rythmes scolaires au primaire le 9 octobre : une réforme mise en place à la rentrée 2013, des journées de classe plus courtes, 9 demi-journées travaillées par semaine au lieu de 8, une aide aux devoirs à l’école et aucun enfant dehors avant 16h30 à charge pour l’Etat et les communes de trouver le moyen de mettre en place cet accompagnement. Un jour et une heure de plus par semaine...

Ce moyen, Vincent Peillon l’a trouvé : c’est le professeur des écoles. Le schéma qu’il a présenté aux syndicats le 16 octobre fait peser sur les seuls enseignants tout le poids des réformes. La semaine de classe applicable à la rentrée se composerait de 4 journées, les lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 5,5 heures en classe entière et de la demi-journée du mercredi matin avec 3 heures en classe entière. Chaque après-midi la dernière demi-heure sera consacrée à l’accompagnement aux devoirs. Par rapport à l’existant, les professeurs des écoles devront travailler une demi-journée supplémentaire avec les conséquences sur leur vie familiale (garde d’enfants, frais de déplacements etc.). Ils devront aussi faire cours une heure de plus : ils effectuent aujourd’hui 24 heures hebdomadaires devant la classe entière. Ils en feront 25. "C’est la double peine", nous dit Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa. Il reste "abasourdi" devant ces propositions gouvernementales.

Vers la triple peine ? Le ministre a arbitré de façon à alléger au maximum la charge des communes. Il ne ramène pas la journée de classe de 6 à 5h mais seulement à 5,5 heures de façon à diminuer l’encadrement post scolaire qui reviendra à la charge des communes. Le Café avait souligné le problème : aujourd’hui les communes encadrent une petite proportion des jeunes le mercredi matin. Or à partir de 2013 ce sont tous les enfants qui seront à accompagner 4 jours par semaine. Toutes les communes n’ont pas la capacité financière d’y faire face et il faudrait alors mettre en place un système de péréquation. Avec la solution imaginée par VPeillon, les communes n’ont plus en charge qu’une demi heure d’encadrement. Et encore ce n’est pas sur. Car il suffirait d’allonger la pause méridienne jusqu’à 14 heures, comme le demandent certains parents, pour que la totalité de la journée soit effectuée par les enseignants. L’engagement électoral des devoirs faits à l’école serait alors tenu tout en allégeant le poids financier sur les communes...

 Quelle compensation ? V Peillon reçoit le 17 octobre les représentants des collectivités locales. Les discussions vont se poursuivre avec le ministère avec les syndicats. Mais on ne voit pas trop quelles compensations l’Education nationale pourrait offrir aux enseignants. Le budget 2013 laisse peu de marge. Il faudra beaucoup d’inventivité et peut-être de résistance aux pressions des élus locaux pour rendre la réforme des rythmes scolaires acceptables aux enseignants du primaire.

COMMUNIQUE DE LA FEDERATION RYTHMES SCOLAIRES

Pas de réforme sans repenser l’organisation du travail Les choix de Vincent Peillon pour la loi d’orientation et de programmation, présentés aux organisations syndicales les 15 et 16 octobre, confirment la priorité que le gouvernement accorde au premier degré.

Cela se traduit par des créations de postes et la reconnaissance explicite du principe « Plus de maîtres que de classes ». Cette revendication historique du Sgen-CFDT devrait permettre d’inventer et de mettre en œuvre des pratiques pédagogiques différenciées au service de la réussite des élèves.

Par ailleurs, le retour à une semaine de 9 demi journées revient sur une mesure emblématique du gouvernement précédent, dénoncée par tous à l’époque, organisations syndicales et parents d’élèves.

 Cette décision positive a néanmoins deux inconvénients :

-Elle accroît le temps de présence des enseignants face à la classe entière ;

-Elle supprime complètement l’aide personnalisée qui permettait un travail individualisé avec les élèves les plus fragiles.

La dénonciation, par certaines organisations syndicales, de l’Aide Personnalisée elle même, au delà des conditions de sa mise en œuvre, a malheureusement conduit à renoncer à une approche pédagogique nouvelle qui devrait, au contraire, être l’une des dimensions innovantes de la refondation. La nécessité du moment est donc de l’intégrer au temps scolaire et d’en ouvrir l’accès à tous les élèves qui en ont besoin.

Le Sgen-CFDT n’acceptera pas que le retour à une semaine de 4,5 jours se traduise par une dégradation des conditions de travail des personnels. Il demande donc que cette réforme s’accompagne de contreparties réelles, avec notamment une formation continue sur le temps de travail et le rétablissement de la possibilité de travail en effectifs réduits pour poursuivre et développer la diversification des pratiques pédagogiques.

Enfin, le Sgen-CFDT revendique pour les personnels du premier degré une rémunération égale à celle de leurs collègues du second degré. Cela implique qu’ils perçoivent l’ISOE, Indemnité de Suivi et d’Orientation des Elèves (1200 euros par an) et que leur taux d’accès à la hors classe soit élevé au niveau des corps équivalents.

Le Ministre annoncera à la fin de la semaine le calendrier de travail et l’agenda social aux organisations syndicales. Le Sgen-CFDT prendra toute sa place dans ces discussions pour y porter ses revendications au service des personnels et de la transformation de l’école.