Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








CARTE SCOLAIRE : l’article de la Dépêche après le CDEN du 13 février.

le 15 février 2012


La braderie continue...

 

Tarbes. Carte scolaire : "La grande braderie continue"

En lecture directe sur le site de la Dépêche du Midi

 

Hier matin, des familles de Madiran, mobilisées depuis le premier jour, défiaient le froid devant la préfecture./Photo Laurent Dard.
Hier matin, des familles de Madiran, mobilisées depuis le premier jour, défiaient le froid devant la préfecture./Photo Laurent Dard.
Hier matin, des familles de Madiran, mobilisées depuis le premier jour, défiaient le froid devant la préfecture./Photo Laurent Dard.

Hier, un CDEN qualifié de « difficile » après le boycott de celui de lundi dernier. Avec son cortège de 17 suppressions de classes, la carte scolaire a amené un vote négatif.

« Toutes les déclarations préalables ont dénoncé la carte scolaire 2012 » faisait savoir, hier, peu après 16 heures, au sortir du conseil départemental de l’Éducation nationale, Gilles Verdier, s’exprimant au nom de l’intersyndicale (1). « C’est un CDEN difficile qui a duré plusieurs heures. L’ensemble de la communauté éducative a défendu poste par poste… », poursuit-il. L’opposition est telle que lundi dernier, il avait été boycotté. Au final, donc, 17 suppressions de classes qui se détaillent ainsi : « 12 pour rendre 12 postes et 5 autres fermetures pour compenser les 5 ouvertures ». Cette perspective a donc amené un vote négatif. « Il reste encore des incertitudes, glisse ce représentant. Par exemple, dans un RPI [Regroupement pédagogique intercommunal] , quelle école va fermer ? » Lors de cette réunion marathon, l’inspecteur d’académie a confirmé des ouvertures : à Bagnères, à Clair-Vallon (maternelle) ; à Tarbes (maternelle Frédéric-Mistral et élémentaire Victor-Hugo), une classe élémentaire sur le regroupement pédagogique Siradan-Saléchan ainsi que l’ouverture définitive de l’école d’Uglas. Quant aux arrêtés de fermeture, ils seront signés fin février. « C’était la 5e consultation, résume Gilles Verdier. On voit que c’est un problème de budget, pas un problème pédagogique. » Le représentant de l’intersyndicale signale, par ailleurs : « Concernant les 17 fermetures, si l’inspecteur d’académie observe une évolution des effectifs en juin ou en septembre, il pourrait mettre un moyen provisoire pour rouvrir la classe ». On apprend que celui-ci est en train de définir, avec le préfet, la liste des écoles dites de montagne qui vont bénéficier de mesures spéciales en matière de carte scolaire. « Loures-Barousse et Campan en feraient partie. » De son côté, Philippe Dussert, vice-président départemental de la FCPE, déplore : « Quel gâchis ! On est en train de continuer la grande braderie. Maintenant, il faut croiser les doigts pour un changement de politique ». Hier matin, devant la préfecture, trois mères de famille, accompagnées de leur progéniture, ont défié le froid, témoignant, jusqu’au bout, d’une mobilisation sans faille.

Josiane BATTOUE

(1) CGT, FSU, SGEN-CFDT.