Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








EVALUATION DES ENSEIGNANTS.

le 6 février 2012


- Après deux mois de négociations sur l’évaluation des enseignants avec le ministère de l’Education nationale, le Conseil fédéral du Sgen-CFDT a décidé de ne pas signer la plate-forme d’accord.
- Si plusieurs points positifs ont été actés lors de la négociation, le Sgen-CFDT et le Ministère n’ont pu se mettre d’accord sur la déconnexion entre évaluation et avancement de carrière.
- Rappelons que la négociation a permis le retrait du décret et de la circulaire présentés en novembre. Sans cela, ces textes seraient appliqués depuis le 1er janvier…


Le 15 novembre dernier un projet de décret inacceptable en l’état, concernant l’évolution du processus d’évaluation et d’avancement des enseignants, Cop et CPE, était rendu public avant même toute démarche de discussions avec les organisations syndicales représentatives.

Le Sgen-CFDT avait alors déposé un préavis de grève visant à la fois la démarche et le fond du texte.

Le 1er décembre, en application du dispositif d’alerte sociale, le Sgen-CFDT s’est engagé avec la DGRH du Ministère de l’Éducation dans une négociation encadrée par un protocole.

L’entrée dans ce processus de négociation a permis le retrait du texte de décret présenté le 15 novembre, les discussions ont eu pour point de départ le texte général présent sur le site du ministère depuis le mois de septembre dernier.

A l’issue des discussions, plusieurs points positifs ont été actés :

- la fin de l’inspection-notation des enseignants,

- la mise en place d’un accompagnement et d’une formation pour les personnels en difficulté,

- la démarche d’auto-évaluation des enseignants,

- la confirmation du rôle des inspecteurs dans le processus d’évaluation comme experts disciplinaire et didactique, l’intervention des inspecteurs pouvant, à la demande des personnels, permettre un regard complémentaire sur le travail des personnels,

- la nécessité de développer l’évaluation collective d’établissement,

- la nécessité de transparence au niveau des établissements et des circonscriptions, dans le processus de réduction d’ancienneté,

- l’augmentation des possibilités d’accès des professeurs d’école à la hors classe,

- le maintien du dispositif actuel d’avancement de carrière dans la période transitoire.

 

Pour autant, nous n’avons pu aboutir à un accord sur la déconnexion entre l’avancement de carrière et l’évaluation des personnels, nos demandes n’ayant été que partiellement reprises. Même si le caractère inégalitaire du système actuel serait atténué, l’évaluation du supérieur hiérarchique quel qu’il soit continuerait de peser sur le déroulement de carrière.

Par ailleurs les discussions ont fait apparaître clairement qu’une telle évolution du processus d’évaluation, pour pouvoir être vécue positivement, devrait s’accompagner d’un plan conséquent de formation des personnels d’encadrement et de l’ensemble des personnels appelés à rentrer dans une démarche d’auto-évaluation. Si cette exigence est clairement reconnue dans le projet d’accord, les contraintes budgétaires subies par le système éducatif, la situation dramatique de la formation continue des enseignants, Cop et CPE, rendent peu probable que cette intention soit suivie d’effet.

Pour le Sgen-CFDT, trop de sujets restent encore à travailler avant que les conditions soient réunies pour une mise en œuvre acceptable de nouvelles modalités d’évaluation des enseignants qui reconnaissent leurs compétences et leur investissement professionnels. C’est pourquoi le Sgen-CFDT ne signe pas la plate forme d’accord proposée.


Le Sgen-CFDT souhaite que de nouvelles négociations, préservant les acquis de la discussion puissent s’ouvrir dans un cadre budgétaire différent.