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Carte scolaire : revue de presse

le 16 janvier 2012


Les articles de la Dépêche du Midi sur la carte scolaire de janvier 2012

 

Les 2 derniers articles de la Dépêche

29 postes en moins, on va vers une école low-cost »

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Publié le 12/01/2012 Christian Vignes

les modalités ne sont pas encore définies, mais les syndicats préparent des actions pour protester contre cette nouvelle ponction. Les rentrées se suivent et, malheureusement, se ressemblent… /Photo J. Navarro
les modalités ne sont pas encore définies, mais les syndicats préparent des actions pour protester contre cette nouvelle ponction. Les rentrées se suivent et, malheureusement, se ressemblent… /Photo J. Navarro
les modalités ne sont pas encore définies, mais les syndicats préparent des actions pour protester contre cette nouvelle ponction. Les rentrées se suivent et, malheureusement, se ressemblent… /Photo J. Navarro

Les syndicats d’enseignants et la FCPE s’insurgent après l’annonce par le rectorat de la suppression de 29 postes, dont 25 dans le primaire, dans le département.

Abasourdis… La colère viendra sûrement, mais pour l’heure, c’est l’abattement chez les syndicats d’enseignants. « On n’est plus dans l’argumentaire raisonné, ni même dans la logique comptable que l’on nous a longtemps servie, on est dans la volonté d’aller vers une école low cost », assène Gilles Verdier (Sgen-CFDT). Joëlle Noguère (Snu-IPP) n’a pas d’autres mots : « C’est, encore une fois, une catastrophe ». La FCPE use de mots encore plus forts et juge « cette grande fauche totalement insupportable ».

C’est qu’une fois de plus, les Hautes-Pyrénées vont subir une nouvelle saignée : moins 29 postes d’enseignants. Dont l’essentiel dans le 1er degré, puisque 25 postes vont y être supprimés. Certes, on pourrait justifier cette ponction par la baisse attendue des effectifs (moins 124 élèves), mais elle ne correspondrait qu’à 5 ou 6 classes. Or, à la rentrée 2012, sur les 25 postes supprimés, 12 postes de professeurs des écoles vont disparaître. Et donc autant de classes. La logique comptable est bien loin… Quant aux 13 autres postes supprimés, les titulaires hors classes (animateurs, remplaçants et surtout Rased), ils vont encore appauvrir l’école. « Les enseignants seront seuls devant des classes de plus en plus chargées, et ils n’auront pas les moyens de venir en aide aux élèves en difficulté », souligne Gilles Verdier. Joëlle Noguère avance même que la volonté du rectorat est de ne conserver qu’un seul poste de Rased par circonscription, soit 5 dans le département. Au lieu d’une trentaine aujourd’hui… « Il n’y aura qu’un poste de Rased pour 3.400 élèves, autant dire que le dispositif n’aura plus son efficacité. »

Bref, une fois encore, les Hautes-Pyrénées sont très touchées. Il est vrai que le rapport enseignants/nombre d’élèves y est plus élevé que la moyenne académique, du fait de la particularité géographique (beaucoup d’écoles à classe unique en milieu rural) et la moyenne d’élèves par classe y est aussi la plus faible de l’académie. Mais dans le même temps, les résultats aux évaluations nationales en CE1 et CM2 y sont, et de loin, les meilleures. Comme quoi, il n’y a pas de hasard, quand on veut une école de qualité, il faut mettre des enseignants devant les élèves. Imparable…


Collèges et lycées épargnés

Les collèges sont épargnés, puisqu’avec une quasi-stabilité (- 10 élèves), les collèges gagneraient même un poste. Les lycées généraux ne sont pas touchés, mais les syndicats estiment que la réforme aurait dû s’accompagner de quelques postes supplémentaires… En revanche, les lycées professionnels devraient perdre 4 postes. Lesquels ? Nul ne le sait encore, pas plus que pour les postes supprimés dans les écoles. Tout va se décanter à partir de demain, avec la réunion du Comité technique académique, puis le CTSD qui se tiendra le 26 janvier et le CDEN prévu le 6 février.

 

Ecole : confirmation de la suppression de 30 postes

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Publié le 14/01/2012

Christian Vignes

C'était en 2011. Pour l'Education nationale, les années se suivent et se ressemblent. /Photo Joël Boyé.
C'était en 2011. Pour l'Education nationale, les années se suivent et se ressemblent. /Photo Joël Boyé.
C’était en 2011. Pour l’Education nationale, les années se suivent et se ressemblent. /Photo Joël Boyé.

Les syndicats d’enseignants sont revenus du comité technique académique qui s’est tenu jeudi après-midi, en présence d’Olivier Dugrip, le recteur d’académie, avec le moral encore plus en berne qu’en y partant. « D’abord parce qu’on a eu la confirmation de la suppression de 26 postes dans le premier degré, expose Gilles Verdier (Sgen-CFDT), dont 12 postes de professeurs devant élèves, c’est-à-dire que 12 classes vont fermer dans le département. 13 postes de professeurs hors classe, animateurs d’appui pédagogique, sont également supprimés, ainsi que le seul poste de contractuel en langue qui nous restait dans le département. Les 4 postes en moins dans les lycées professionnels ont aussi été confirmés. » Et puis il y a eu le coup de grâce, la création de poste promise aux collèges a finalement été annulée ! « Le pire, poursuit Gilles Verdier, c’est que le recteur n’a donné aucun argument pédagogique à cette fauche. La seule raison à ces retraits massifs est que le ministère doit faire des économies, point final. » Maintenant, reste à savoir quelles vont être les écoles impactées. Rien ne devrait filtrer avant le comité technique départemental du 26 janvier, mais il se dit que l’inspecteur d’académie sillonne actuellement le département pour aller à la rencontre des maires susceptibles d’être touchés dans leur école.

« Nous demandons d’urgence un groupe de travail avec l’inspecteur d’académie avant que les projets de mesure de carte scolaire soient écrits sur les documents de travail. Nous devons en discuter en amont, avant la réunion du 26 janvier. » Où, rappelons-le, 12 classes vont être désignées pour être vouées à la fermeture.