Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

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CAPD du 23 MAI. L’INTERVENTION DU SGEN-CFDT.

le 23 mai 2011


Déroulement du mouvement, postes à profil... ce qu’a dit le Sgen-CFDT

Intervention du Sgen-CFDT MP 65
Quelques remarques sur ce mouvement.
 
- Contrairement aux mutations interdépartementales gérées par le Ministère et caractérisées par une application informatique obscure et un taux d’efficience en chute libre, notre mouvement départemental se fait encore dans la transparence et avec des résultats que l’on peut expliquer aux personnels. Merci au service pour leur grande disponibilité.
- Malgré tout, notre circulaire du mouvement est de plus en plus complexe ; les nouvelles règles imposées par le ministère n’ont rien simplifié du tout, bien au contraire. Les personnels n’ont souvent pas le temps de s’approprier toutes ces règles. D’où certains oublis. On s’interroge donc sur une meilleure information aux collègues.
- Satisfaction de voir à nouveau un mouvement protégé pour les PE stagiaires de cette année. Ces personnels qui sont entrés dans le métier sans formation initiale se sont consacrés cette année à la découverte d’un cycle, d’où leur angoisse pour l’an prochain d’aborder un autre cycle… Bien entendu, ce mouvement protégé n’est possible que par le non recrutement de PE sur le département l’an prochain. Cette information, si elle est confirmée, nous inquiète particulièrement.
- Notre spécificité de commencer le mouvement par l’examen de la situation des personnels victimes de carte scolaire et des personnels en situation de handicap est une très bonne chose. Ce n’est pas une règle générale dans les autres départements de Midi-Pyrénées. Par contre, les difficultés qu’ont les services pour donner à chaque personnel en situation de handicap un poste ad hoc nous inquiètent. De plus en plus, pour ces personnels, ou pour les personnels en situation difficile, il y a quasi impossibilité sur un département d’appliquer les dispositions des textes protégeant ces personnels par manque de moyens ou de locaux adaptés. D’où l’incompréhension de ces personnels à qui les services médicaux et sociaux disent le droit et à qui l’Inspection académique explique les impossibilités matérielles. Le Rectorat doit engager des moyens pour faire appliquer les textes protégeant ces personnels. Nous le dirons directement en audience au recteur. 
 
Sur le mouvement, nous voulons intervenir plus spécifiquement sur les postes à profil.
1) Maître référent VVA
La commission a examiné 2 candidatures de personnels spécialisés, ce qui semblait de bon augure pour pourvoir ce poste. Or la commission n’a retenu aucun candidat.
Nous ne comprenons absolument pas ce rejet. Nous réfutons totalement les décisions de la commission.
Pour ce qui est de la compétence, les deux candidats sont titulaires du CAPA-SH et ont une ancienneté respectable dans la spécialité. L’un des candidats a été même référent formation CAPA-SH à l’IUFM. Il a été invité en septembre à participer à une recherche professionnelle par l’Université de Toulouse le Mirail….
Pour le Sgen-CFDT il est inadmissible qu’une décision de commission aboutisse, de fait, à faire comprendre à deux personnels que l’administration leur préfère la vacance du poste. C’est très disqualifiant, très humiliant. Le courrier reçu par les personnels suite à l’entretien n’est pas explicatif de ce rejet.
Puisque le motif annoncé de non connaissance des structures ne tient pas la route à notre avis, les personnels ont le sentiment qu’avant la tenue de la commission, les jeux étaient faits. Nous attendons la ou les véritables raisons.
Devant ce gâchis, qu’allez-vous faire ?
 
2) Animateur TICE VVA.
La commission a examiné 2 candidatures.
Le choix de la commission a étonné.
Le personnel choisi a un petit barème. Son expérience, comme enseignante et animatrice TICE est récente. Par contre, elle est à TPRO sur le poste en question depuis septembre.
Qu’il soit bien entendu que les remarques qui vont suivre ne remettent nullement en cause les compétences de cette jeune collègue. Ce n’est pas la question.
Le personnel non choisi a un fort barème (32 points d’écart…). Son expérience comme enseignant et animateur TICE est longue. Par contre, il n’a pu en septembre, postuler sur le poste en question car déjà titulaire d’un poste TICE.
Si la personne choisie l’a été sur son expérience de 8 mois sur le poste, il est évident qu’elle seule pouvait obtenir ce poste. La commission connaissait donc, avant sa tenue, le choix qu’elle allait faire…
Si le personnel non choisi l’a été à cause de sa situation administrative actuelle, car ayant obtenu un congé formation, c’est également inadmissible. Cette formation Master a pour vocation d’améliorer encore les compétences d’animateur TICE.
Sur la procédure, il est également anormal qu’aucun collègue PE n’ait fait partie de cette commission.
Le personnel non choisi ressent donc une profonde injustice. Comme dans l’autre cas, il a l’amère conviction que tout était joué d’avance.
Ce choix lui interdit de fait tout mouvement dans la spécialité qu’il a choisie pour sûrement plusieurs années... Or, le droit à mutation est un droit pour tous.
 
Ces deux problèmes illustrent parfaitement toutes les dérives que nous avions dénoncées, et au-delà, lors de la mise en place imposée sur le département de ces postes à profil.