Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

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Suppression de postes : la chasse est ouverte...

le 1er juin 2010


Projets ministériels et fiches aux Recteurs pour les suppressions de l’an prochain... édifiant. Le communiqué du Sgen-CFDT sur le sujet...

 

Le Café péda, Libération, France Inter… en ont fait leur Une… Le ministre Chatel a demandé par courrier aux inspecteurs d’académie de compléter un questionnaire pour dégager "les gisements d’emplois possibles".
Ne sachant plus où fermer et devant les prévisions de lourdes suppressions de postes dans les fonctions publiques ordonnées par Bercy pour le prochain budget…. le Ministère demande de l’invention aux Recteurs :
Pour les aider à se faire hara-kiri un mode d’emploi ministériel leur apporte des arguments pour agir sur 4 leviers.
    1. Augmenter les effectifs par classe en redéfinissant de nouveaux seuils.
    2. Diminuer encore la scolarisation des enfants de 2 ans.
    3. Reprendre la politique de fermeture des RASED.
    4. Supprimer des postes de remplaçants
 
Voir les projets ministériels avec toutes les fiches aux IA sur le café pédagogique.
 
Le communiqué du Sgen-CFDT....
 
Politique budgétaire pour l’École : le Sgen-CFDT dénonce un diaporama en forme d’aveu
 
 
Les projets ministériels en terme budgétaire, dont la teneur vient de filtrer dans la presse, confirment l’application zélée de la politique de restrictions budgétaires gouvernementale qui va frapper encore plus durement le système éducatif. Après les annonces du Premier ministre sur les restrictions pour 2011-2012 et 2013, la confirmation par le ministre, lors d’une audience accordée au Sgen-CFDT le mardi 18 mai, que son ministère ne sera pas épargné, la méthode et les cibles se précisent.
Le Sgen-CFDT dénonce cette approche comptable qui consiste à quantifier les coupes budgétaires et les décliner mécaniquement.
Voilà le mode de pensée qui sert à élaborer la politique éducative de ce gouvernement. L’éducation n’est qu’un coût, la jeunesse n’est qu’une charge, voilà comment se prépare l’avenir du pays : c’est irresponsable et scandaleux !
L’augmentation de la taille des classes et la rationalisation de l’offre de formation sont envisagées tant dans le premier que le second degré. Le remplacement est également pointé comme un levier d’économies. Seront également victimes l’enseignement spécialisé, les personnels non enseignants, la scolarisation des deux ans, l’animation pédagogique, les intervenants extérieurs, les décharges statutaires... : la mise à mal de tous ces dispositifs et la disparition des personnels qui les assument vont contribuer à une nouvelle dégradation de la qualité du service public et à la dégradation des conditions de travail. Enfin parmi d’autres objectifs de réduction de l’emploi, la fin des IDD semble programmée. Les personnels administratifs des IA, des rectorats et les personnels d’encadrement font également partie des cibles, donc la gestion des ressources humaines n’est plus une priorité.
Par ces propositions empreintes d’un cynisme certain, le ministre veille à remplir les conditions de l’échec des réformes en cours. C’est l’aveu même que la politique de restrictions budgétaires conduit au renoncement et à l’abandon de toute ambition pour l’École.
 
L’Éducation n’est pas une priorité pour ce gouvernement et l’avenir des jeunes ne semble pas le préoccuper. Comment lutter notamment contre l’absentéisme scolaire, le décrochage scolaire, les difficultés de lecture si on démunit le système éducatif de ces personnels spécialisés (CPE, enseignants spécialisés, COP, psychologues scolaires) et que parallèlement on continue à alourdir les effectifs des classes ?
 
Pour le Sgen-CFDT, et particulièrement en temps de crise, l’effort budgétaire sur la formation et l’éducation doit être maintenu pour permettre à l’École de répondre à l’objectif de réussite de tous les élèves. La sortie des difficultés économiques nécessitera plus que jamais des jeunes formés en capacité de s’insérer sur le marché du travail. Les effets des licenciements ou du chômage technique vécus par de nombreux parents sont suffisamment difficiles à vivre pour ne pas faire peser sur leurs enfants les conséquences d’une dégradation du service public d’éducation.
 
Le Sgen-CFDT s’opposera à cette politique de restrictions budgétaires pour sauvegarder le service public d’éducation, facteur de cohésion et d’avenir pour notre société.