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1er mai à Tarbes : 2000 manifestants

le 3 mai 2010


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Publié par la Dépêche du Midi le 02/05/2010 10:03 | Journaliste : Cyrille Marqué
Tarbes. 2 000 manifestants malgré la pluie
Défilé du 1er mai
Malgré le mauvais temps, il y avait de la joie dans les rangs du défilé du 1er mai./ Photo  Cyrille Marqué.
Malgré le mauvais temps, il y avait de la joie dans les rangs du défilé du 1er mai./ Photo  Cyrille Marqué.

« Le salariat est en danger aujourd’hui plus que jamais ». Secrétaire départemental de la CFDT, Patrick Delaporte semble avoir été entendu par les participants du traditionnel défilé « unitaire » du 1er mai. Malgré la pluie battante, ils étaient plus de 2.000 braves à se réchauffer le cœur avec les chansons de Jean Ferrat dans les rues de Tarbes et à vouloir résister au mauvais temps social. La réforme des retraites était sur toutes les langues. « Le gouvernement veut encore allonger la durée de cotisation. Mais il suffirait de consacrer 1 % du PIB et de supprimer le bouclier fiscal pour maintenir les retraites en l’état » souligne Manuel Espejo secrétaire de l’union départementale CGT. « Le gouvernement doit tenir compte de la pénibilité de certains métiers. Pour les retraites comme pour l’emploi, c’est toujours les salariés qui trinquent » s’indigne Patrick Delaporte.
La situation départementale était bien entendu en première ligne de ce défilé avec la hausse du chômage mais aussi la suppression des services publics. « Les Hautes-Pyrénées ont le taux de chômage le plus important de la région avec plus de 10 % » rappellent Patrick Delaporte et Gilles Verdier de la CFDT. « Nous sommes un département sinistré industriellement » déplore Manuel Espejo. « Les Hautes-Pyrénées comptent surtout des petites et moyennes entreprises où les licenciements se font souvent dans la confidentialité sans qu’on les quantifie, loin de la médiatisation des plans sociaux des grandes entreprises » souligne Patrick Delaporte. Davantage encore que la crise économique, le président départemental de la CFTC Joseph Fourcade qui travaille au pôle céramique de Bazet dénonce « les dérives d’un système » inscrites sur la durée.
« A la SCT, par exemple, les actionnaires financiers ont pris de l’argent quand il y en avait et puis ils nous ont laissé tomber comme des serpillières ». Il dénonce aussi « les aides de l’Etat qui vont essentiellement aux grosses entreprises et pas aux plus petites qui souffrent pourtant énormément ».
« Ce n’est pas d’un bouclier fiscal dont la France a besoin mais d’un bouclier social qu’il faudrait élargir à toute l’Europe » résume Gilles Verdier pour la CFDT.