Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

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Circulaire du 25.02 : dispositif d’accueil des enseignants stagiaires

le 28 février 2010


Le résumé de la circulaire et première analyse du Sgen-CFDT. + 3 docs : la circulaire, le communiqué de presse du Sgen-CFDT et le blog de Philippe Watrelot...

 

Circulaire du 25 février 2010
 sur le dispositif d’accueil des enseignants stagiaires.
 
RESUME DE LA CIRCULAIRE
Les lauréats des concours 2010 sont nommés fonctionnaires stagiaires de l’enseignement public.
 
Principes généraux du dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des stagiaires.
 
1) La période d’intégration et d’accueil
- Offerte à tous.
- Sur la base du volontariat
- Dans les jours qui précèdent la rentrée (au plus tard le 30.08)
- Les stagiaires doivent y recevoir toutes les informations et repères utiles favorisant leur prise de fonction.
- La forme : une réception (totalité des stagiaires), puis des regroupements (par circo ?). Une deuxième série de regroupements est prévue après la prise de fonction des stagiaires.
 
Interrogations du Sgen-CFDT : durant cette période d’août 2010, quel est le statut de ces personnels ; ils ne sont pas encore stagiaires donc n’ont droit à rien !!! La moindre des choses serait qu’ils soient stagiairisés le premier jour de la période d’accueil.
 
2) L’année de stage
- 24 semaines en responsabilité de classe
- 12 semaines de formation et d’accompagnement
. Périodes de formation (continuée) groupées et / ou filées (1 ou ½ journée par semaine) : analyse de situations vécues en classe, acquisition de connaissance non maîtrisées, besoins spécifiques. Cette formation sera dispensée par l’université ou tout autre structure qualifiée.
. L’accompagnement : il fait partie de la formation et se décompte des 12 semaines. C’est un temps de compagnonnage et de formation assuré par des enseignants expérimentés : PEMF (ancien IM)F, MAT….
 
Interrogations du Sgen-CFDT
- C’est encore une aggravation des conditions de mises en stages à la rentrée qui ressort de cette circulaire qui non seulement assimile le compagnonnage à de la formation, mais laisse la porte ouverte à la possibilité que les professeurs stagiaires assurent la quasi totalité de leur obligation de service réglementaire. En effet, il est dit que la formation doit représenter un tiers de l’obligation réglementaire de service, mais il n’est pas dit que cela correspond à une décharge de service, ce qui se confirme dans la suite du texte :
1) le compagnonnage est décompté dans le tiers temps de formation
2) le remplacement n’est prévu que dans le cadre de formations groupées et/ou filée et lors des regroupements. Rien de prévu dans le cadre du compagnonnage où ils seront amenés à laisser leur classe pour aller dans celle de leur(s) "tuteur" qui pourra être un PEMF ou un MAT.
3) Il est prévu que les IA fassent appel à leurs moyens de remplacement ; or dans certains départements n’y a quasiment aucun moyen de remplacement et le choix de formation filée en dehors du temps de travail sera donc le plus
vraisemblable.
 
- On parle de formation « continuée », pour une cohorte de lauréat au concours
qui n’ont pour la plus part pas eu d’autre formation professionnelle que la
préparation au concours, ceci parce que l’on applique la réforme par
anticipation, si bien que les lauréats 2010 sont doublement pénalisés : pas de
master 2 et pas de formation professionnelle en alternance (auquel ils devraient
avoir droit ; cette suppression de l’année de stage pour les lauréats 2010 est
totalement inadmissible).
 
- La dimension universitaire de la formation est quasiment absente ; il n’est
fait aucune référence aux disciplines de formation, en particulier la
didactique et l’épistémologie des disciplines
 
3) Les stagiaires 1er degré.
- Principe : les stagiaires doivent être affectés dans une classe jusqu’à Toussaint pour y faire classe en présence d’enseignants expérimentés qui leur apporteront aide et soutien.
- Affectation : les stagiaires sont affectés sur brigade de remplacement et stabilisés dans une école jusqu’à Toussaint. Puis ils doivent être affectés sur des remplacements longs (pour évaluations et validations) dans des écoles à plusieurs classes avec des maître expérimentés ou PEMF à proximité. Ne pas les affecter en CP, CM2 ou zones difficiles.
- Accompagnement : il doit être intensif jusqu’à Toussaint (compagnonnage). Plus souple ensuite.
- Continuité du service : L’IA doit s’assurer de la continuité du service (principe d’anticipation avec les Zil et brigades disponibles) en remplaçant le stagiaire en formation ou en regroupement.
- Choix des tuteurs : il doit revêtir la plus grande attention. L’IA doit arrêter les modalités de choix des tuteurs (PEMF, MAT…)
- Evaluations : un arrêté spécifique est en attente.
 
Interrogations du Sgen-CFDT :
Dans l’école, le remplaçant stagiaire remplace qui ? Ensuite, il faut affecter les stagiaires sur des postes de remplacement... si possible sur des congés longs... et il faudra le remplacer durant sa formation (1/2 journée ou journée / stages groupés...)... Bonjour l’instabilité pédagogique ! Parler de continuité pédagogique est comique !
Au cas d’une formation filée, qui pour remplacer ?
Pas de CP ni de CM2... S’ils sont BD, casse-tête pour les secrétariats des IEN pour jongler sur les remplacements... Sans parler des départements ruraux où un grand nombre d’écoles sont des RPI avec en très grande majorité des triples niveaux...
 
 
QUELQUES REPONSES DU MINISTERE AUX QUESTIONS DU SGEN-CFDT.
 
Sur cette année de stagiaire : A priori, jusqu’à Toussaint, les stagiaires seront nommés dans une école et feront classe pendant la majeur partie du temps où ils seront présents dans l’école. Dans le cadre du compagnonnage, ils seront amenés à laisser leur classe (à qui ? la circulaire ne le dit pas) suivant des modalités à définir pour aller dans celle de leur(s) "tuteur" qui pourra être un PEMF ou un MAT.
Pour les PEMF, ces fonctions rentrent dans le cadre de leurs missions... Pour les MAT, il y aura conjonction du volontariat et de la sollicitation (et on sait ce que cela peut vouloir dire dans certains cas). En clair, ce sont les IEN qui repèreront dans les écoles où seront nommés les stagiaires un enseignant de l’école susceptible d’être MAT (s’il n’y a pas de PEMF). Dans beaucoup de situations, il faut s’attendre à ce qu’une fois de plus cette charge de travail repose sur les épaules du directeur.
La circulaire stipule que c’est le recteur qui organise l’année de fonctionnaire stagiaire. La majeure partie du 1/3 temps de formation complémentaire sera dévolue au compagnonnage (voir plus haut). Lorsque nous avions rencontré le cabinet, il avait chiffré ce compagnonnage à un volume de 8 semaines sur les 12 possibles. Les 4 semaines restantes seraient utilisées pour des formations (j’aurai envie de dire de l’information) sur l’accueil des enfants en situation de handicap, sur l’éducation prioritaire, la lutte contre les discriminations, etc. Nous avons demandé que l’organisation de la formation soit débattue en CTPA et CTPD (via le conseil départementale de formation) afin que les représentants des personnels puissent faire d’autres propositions.
 
Sur l’absence du terme IUFM dans la circulaire : Le terme IUFM n’est pas utilisé dans la circulaire pour deux raisons. Tout d’abord, parce que les IUFM font parties des universités depuis leur intégration prévue la loi d’orientation de 2005. D’autre part, les offres de formation pourront émaner d’autres universités que celle ayant intégré l’IUFM. Dans les académies, où il n’y a qu’une seule université, cela ne va pas changer grand chose et probablement que les formations pourront être assurées par les IUFM. Mais la circulaire précise qu’il pourra être fait appel à d’autres structures !!! Dans les académies où il y a plusieurs universités, toutes peuvent déjà proposées des masters "métiers de l’enseignement" aux étudiants et donc toutes pourront proposer des formations complémentaires dans le cadre de l’année de fonctionnaire stagiaire. Encore faudrait-il qu’il y ait encore des formations complémentaires.
 
Sur l’avenir des IUFM  : Les IUFM font partie intégrante d’une université. Il faut donc distinguer ce qui relève de la direction de ce qui relève des sites de formation. Les universités qui, dans le cadre de la loi LRU, vont prendre en charge financièrement les locaux et dans certains cas la pleine propriété de ces locaux peut décider de maintenir tel ou tel site IUFM parce qu’il y voit un intérêt pour attirer des étudiants qui sans l’existence de ce site irait peut-être dans une autre université plus proche de chez eux en particulier pour la formation en master des étudiants se destinant au professorat des écoles. Mais ces sites pourraient être utilisés par l’université pour accueillir d’autres formations.
 
Sur la future circulaire de cadrage des PEMF (ancien IMF) : Effectivement, la circulaire sur les missions des PEMF devrait être revue ne serait-ce que pour prendre en compte les évolutions survenues depuis l’intégration des IUFM dans les universités. Lors des premières rencontres qui ont eu lieu au mois de septembre (donc avant les choix du ministère sur la place du concours, les modalités de ces concours, leurs contenus, le cadrage des masters et l’organisation de l’année de fonctionnaire stagiaire), le ministère ne parlait de remettre en cause les décharges des PEMF. Pour l’instant, pas de nouvelles sur une nouvelle circulaire qui pourrait aussi impacter les missions des CPC.
 
 
DOCS :
 
1) LE COMMUNIQUE DE LA FEDERATION DES SGEN : CLIQUER ICI
 
2) LE BLOG DE PHILIPPE WATRELOT SUR CET "ACCUEIL". TRES BON. CLIQUER ICI
 
3) LA CIRCULAIRE CI-JOINT EN PDF