Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








Le Sgen-CFDT : syndicat général et confédéré

le 26 décembre 2009


 

 
 
Le SGEN-CFDT, vous connaissez ?
 
Le Sgen-CFDT c’est le
Syndicat Général de l’Education Nationale.
 
Syndicat : parce qu’il a vocation à défendre les salariés
 
Général : parce qu’il est anti catégoriel et syndique TOUS les personnels de l’Education nationale, du Supérieur, de la recherche sans distinction. Chez nous, l’agent de service st dans le même syndicat que le professeur ou l’assistante sociale.
 
CFDT : parce que nous refusons le syndicalisme catégoriel et que notre volonté est d’être dans une confédération ouvrière et donc interprofessionnelle pour confronter et avancer avec l’ensemble des travailleurs, du privés et du public. Dans le 65, nous faisons partie d’une Union départementale regroupant tous les syndicats CFDT du département (Services, Métallurgie, Banques, Transports, Salariés agro-alimentaire, Santé, Chimie Energie…)
 
Défendre et améliorer la situation matérielle et morale des personnels, telles sont les missions du syndicalisme. 
Mais les manières de s’y prendre sont variées. C’est l’une des raisons du pluralisme syndical.
 
Le SGEN 65 c’est deux différences
 
Le SGEN 65 c’est quatre alternatives
 
Le SGEN 65 c’est cinq parti-pris
 
Le SGEN-CFDT soixante-dix ans d’histoire
 
Deux différences
 
 Concernant l’action syndicale,il est tentant d’opposer la grève et les manifestations à la concertation. On s’offre ainsi une image d’intransigeance. Mais ce faisant, on entretient l’idée que la démocratie n’est qu’une affaire de rapport de forces, de groupes de pression et d’habileté à se faire entendre, voire une affaire de communication.
Au SGEN, notre expérience montre que de nombreux problèmes trouvent des solutions par des entrevues, des discussions, des confrontations, au moyen de dossiers bien constitués, d’arguments convaincants et d’une connaissance précise de la réalité. Ce travail est peu spectaculaire mais il constitue le quotidien de notre activité.
 
Concernant le fonctionnement des commissions paritaires, la tentation de traiter leur avis comme une formalité sans importance existe aussi bien du côté de l’administration que du côté des syndicats. La facilité consiste à dire "non" en bloc et à condamner toutes les propositions venant de l’administration.
Dénoncer la détérioration des conditions d’enseignement, c’est nécessaire. Mais réduire les instances paritaires à cela, c’est nier toute utilité à la concertation.
Au SGEN, nous considérons que les commissions paritaires contribuent à la vie démocratique de notre société et nous nous attachons à en améliorer le fonctionnement. Nous ne nous contentons pas d’énoncer des généralités et des grands principes, nous réclamons l’information nécessaire pour donner notre avis. Nous interrogeons l’administration sur ses choix. Nous soulignons les contradictions et les incohérences. Nous confrontons la réalité des écoles à l’idée que s’en fait l’administration
 
Quatre alternatives
 
1. DIRE OU NE PAS DIRE, ON PEUT CHOISIR 
La tradition de la CFDT, c’est le foisonnement d’idées, la prolifération des débats, pas la pensée unique. Vous connaissez beaucoup d’organisations qui peuvent se vanter d’une telle transparence ?
LIBERTÉ D’EXPRESSION, PAS SEULEMENT DES INTENTIONS
 
2. INTERPROFESSIONNEL OU PAS, ON PEUT CHOISIR
Défendre les intérêts des personnels de l’éducation nationale ne signifie pas que nous devons ignorer les problèmes des autres salariés. Ce que nous réclamons a souvent des conséquences pour les autres et pour la société. Nous, nous y réfléchissons. Notre syndicalisme est à l’opposé du corporatisme.
 SOLIDARITÉ, PAS SEULEMENT DE BELLES DÉCLARATIONS
 
3. ACTIF OU CLIENT, ON PEUT CHOISIR
Nous n’avons pas la prétention d’apporter réponse à tout. Nous savons que le syndicat est fait de ce que nous sommes. Nous avons besoin de suffrages lors des élections car du nombre de voix obtenu dépendent les moyens dont nous disposons. Mais nous avons d’abord besoin de votre présence. C’est de la diversité des adhérents d’un syndicat que s’enrichit sa réflexion.
 CITOYENNETÉ, PAS SEULEMENT DES MOTS
 
4. UNITÉ OU UNIQUE, ON PEUT CHOISIR
L’émiettement syndical est une mauvaise chose si trop d’énergie est consacrée à se concurrencer.
Mais il ne faudrait pas oublier non plus les inconvénients du syndicat unique ou hégémonique. Le SGEN-CFDT 65 agit en commun avec les autres syndicats sans exclusive chaque fois qu’il y a un accord suffisant sur les objectifs. Le SGEN-CFDT 65 participe ou relaie des campagnes, des mobilisations, des luttes en faveur de l’égalité et de la justice sociale. Nous le faisons dans le cadre de notre confédération et aux côtés de toutes les associations qui poursuivent les mêmes objectifs.
UNITAIRE, PAS SEULEMENT AU BAS D’UN PARCHEMIN
 
Cinq parti-pris
 
Syndicalisme contestataire
Ce qui ne veut pas dire contre tout projet, contre toute réforme.
 
Nous dénonçons l’hypocrisie des gestions ministérielles et nous regardons au delà des intentions énoncées, nous partons de la réalité et non de la caricature qui en est parfois donnée, aussi bien par le pouvoir que par certains de ses adversaires.
Nous exerçons, sans souci partisan, l’esprit critique dont le syndicalisme ne devrait jamais se départir.
 
Syndicalisme de réflexion et de proposition
Ce qui ne veut pas dire syndicalisme d’antichambre.
 
Nous décortiquons collectivement les projets qui nous sont soumis ; nous en retenons ce qu’ils contiennent de bon, nous mettons autant d’énergie à dénoncer ce qu’ils comportent de dangereux. Nous associons le plus grand nombre possible d’adhérents et de collègues à cette réflexion car nous ne voulons pas d’un syndicalisme d’experts ou de professionnels ayant définitivement quitté leur métier.
 
Syndicalisme de lutte
Ce qui ne veut pas dire d’appels rituels à des mobilisations sans lendemain.
 
Nous favorisons les initiatives unitaires lors de chaque échéance importante. Nous animons, participons, relayons des campagnes, des mobilisations, des luttes en faveur de la justice et de l’égalité sociale : chômage, précarité, exclusion...
 
Syndicalisme de service
Ce qui ne veut pas dire distributeur d’avantages fiscaux ou d’abonnement à tarif réduit.
Nous défendons individuellement tous ceux qui s’adressent à nous, nous diffusons des informations pratiques, informons sur les travaux des commissions paritaires.
Nous envoyons à toutes les écoles des informations mail qui ne se résument pas à des circulaires, des consignes, des mots d’ordre, des slogans et une perpétuelle auto-promotion.
 
Syndicalisme unitaire
Ce qui ne veut pas dire rabâcheur du mot unité à longueur de discours.
Nous agissons sans esprit de boutique, sans naïveté non plus. Nous accordons dans nos actions la place privilégiée qui doit revenir aux initiatives unitaires. Nous militons pour un travail inter-syndical fondé sur des règles de respect mutuel.
 
70 ans d’histoire
 
Le SGEN a été créé en 1937. Soixante-dix ans après, ses choix méritent d’être rappelés car ils demeurent d’actualité. Il n’y a pas de véritable syndicat en dehors de la classe ouvrière. Voilà pourquoi nous sommes dans une confédération : la CFDT.
 
Le syndicalisme ne doit pas être un syndicalisme uniquement occupé à la défense d’intérêts matériels sans idéal.
 
 Le syndicalisme doit combattre toutes les formes de totalitarisme. Le SGEN s’est engagé dans toutes les luttes contre le racisme et les idées xénophobes.
 
 L’objectif permanent du SGEN est la démocratisation du système éducatif. Il s’oppose à toutes les lois favorisant l’enseignement privé.
 L’unité des salariés ne doit pas se faire sur une doctrine imposée à coups de propagande ou d’exclusion. Le SGEN met en oeuvre des méthodes syndicales respectueuses du pluralisme des opinions.
 
 
Se syndiquer : une nécessité, un atout personnel
 
Combien de mutations, de promotions, de formations manquées faute d’informations ou de suivi syndical ?
Quelle possibilité surtout d’agir efficacement dans l’école, le service, l’établissement sans information, formation, débat et de réflexion plus larges que le cercle restreint des collègues ? Etre syndiqué au Sgen-CFDT, c’est recevoir les mensuels nationaux "Profession Education", et "CFDT Magazine", le bulletin régional "Action Midi-Pyrénées", les infos Spécial adhérents par mail, c’est accéder aux fiches de promotion, mutation, calendriers des actes administratifs de votre carrière. C’est la possibilité de contacter les élus du Sgen en CAP, recevoir les guides pratiques spécifiques, c’est aussi l’option de participer aux stages de formation syndicale pour mieux connaître vos droits et apprendre à les défendre. C’est se donner les moyens d’être acteur, d’agir contre la résignation !
 
Se syndiquer : un acte citoyen
La démocratie ne se limite pas aux seules élections politiques. Le pouvoir politique ne peut ni ne doit tout faire. Une société démocratique a besoin de corps intermédiaires, à commencer par des syndicats forts et représentatifs pour débattre, négocier, arbitrer collectivement les intérêts, parfois contradictoires, des salariés qu’ils représentent. La fuite individualiste ou corporatiste constitue une illusion dangereuse qui conduit les plus faibles à l’exclusion mais qui freine aussi les progrès de l’ensemble de la société.
Adhérer au Sgen-CFDT, ce n’est pas simplement bénéficier d’un ensemble de services. C’est aussi avoir les moyens de s’exprimer et d’agir, dans son établissement, face à la direction et avec les collègues. C’est être impliqué dans la vie d’un syndicat en participant à la réflexion et à l’élaboration des revendications du Sgen et de la CFDT.