Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








CR CDEN 25 février 2019

le 27 février 2019


La déclaration commune aux syndicats, FCPE, associations amies de l’école...

Mesures pour la rentrée 2019 : un seul changement par rapport au CTSD...

Présents : le préfet, le DASEN, les personnels de la DSDEN, les organisations syndicales (Sgen-CFDT, FSU, UNSA, CGT), la FCPE, le représentant des DDEN, la Ligue de l’enseignement et 2 élus.

Déclaration liminaire commune :

Lors du Comité Technique Académique du 21 janvier 2019, la Rectrice de l’académie de Toulouse a présenté les moyens académiques que les services du Ministère de l’Education Nationale lui ont attribués, répartis par département.

Pour le second degré, nous constatons pour le département des Hautes-Pyrénées une suppression de 43,8 équivalent temps plein dans les établissements : 24,9 suppressions pour les collèges, 17,39 pour les lycées et 1,54 pour les lycées professionnels ce qui représente 3% des postes du département.

Cette dotation va non seulement fragiliser davantage les élèves en difficulté mais elle va aussi toucher l’ensemble des élèves en ayant un impact important sur l’augmentation des effectifs dans toutes les classes. Les chiffres donnés par la Rectrice annoncent plus de 30 élèves en collège et au-delà de 36 pour les lycées. Cela aura pour effet d’accroître les inégalités au lieu de les réduire, de dégrader la qualité des enseignements, de décourager des projets pédagogiques ambitieux et innovants bénéfiques à tous.

 Le premier degré n’est pas épargné. Aux 5 postes à rendre, sajoutent 4 postes nécessaires au dédoublement des CE1 en REP (en l’absence de dotation spécifique), des ouvertures au titre de lencadrement et de lanimation (issues de commandes ministérielles  ?), des ouvertures incontournables au titre des effectifs. Cest donc, a minima, 14 fermetures de poste quil faudra acter. Pour rappel, en une dizaine d’années, ce sont 150 postes qui ont été fermés dans les écoles des Hautes-Pyrénées.

De même, la suppression annoncée de 2 postes de RASED nest pas en adéquation avec ce qui a été annoncé dans le plan daction. Nous dénonçons la poursuite de ce démantèlement qui laisse de côté nos élèves les plus fragiles.

A cela s’ajoutent des restructurations au pas de charge : fusions d’école, concentrations de RPI. Pour nous, il n’y a pas de corrélation entre taille d’école et qualité d’enseignement. De plus, avec la multiplication des écoles primaires, nous craignons à terme la disparition de la spécificité de l’école maternelle.

Enfin, la volonté de créer des classes occitan dans les écoles (tout en fermant des classes dans ces mêmes écoles), le tout en lieu et place de sections occitan qui donnent satisfaction à tous (élèves, enseignants occitanistes et non occitanistes, parents d’élèves et élus) ne peut être perçue autrement que comme une volonté de division.

Nous refusons liniquité de cette dotation. Dune part, elle maltraite considérablement notre département et ne nous semble pas équitable par rapport au traitement de l’ensemble de lacadémie de Toulouse. Dautre part, elle nie laménagement du territoire, la ruralité, la montagne et le périurbain. Elle utilise la baisse démographique partielle et mesurée, suivant les niveaux et les territoires, non comme une chance pour les élèves et les personnels, mais comme un facteur d’économie budgétaire au détriment des conditions dapprentissage.

Notre département fait partie de ceux qui apparaissent les plus marqués par la fracture territoriale et sociale tant mis en avant ces derniers temps. Cette situation de dégradation du service public d’éducation est inacceptable.

 

En conclusion, cette politique pseudo-éducative traduit une logique comptable et non pas une politique durable. Le temps de l’éducation ne peut pas s’inscrire dans un temps politique qui empêche les équipes sur le terrain d’effectuer leur métier avec sérénité. La baisse démographique relative ne doit pas être instrumentalisée au profit d’une recherche comptable sans humanité et sans prendre en compte les spécificités de notre département rural et de montagne.

Au lieu de construire « une école de la confiance », c’est une défiance du corps enseignants et des parents d’élèves qui est cultivée sur tout un département.

C’est pour cela, qu’à la lecture de votre projet, l’ensemble des signataires de cette déclaration a décidé le boycott des instances.

 

 

 

Mesures pour la rentrée 2019 :

-un seul changement par rapport au CTSD : maintien du poste de TR l’Ophite Lourdes.

-maternelle Jean Bousquet Séméac : la transformation d’un poste adj mat en adj OC est reportée à la rentrée 2020 sauf si un poste se libère au prochain mouvement. Dans ce cas, elle serait effective dès la rentrée 2019.

 

Sur l’occitan :

Le DASEN ne veut plus d’enseignants surnuméraires. Il dit que le département n’en a pas les moyens. Pour les écoles Jean Moulin et Henri Duparc de Tarbes, il a reprécisé que la suppression d’un poste correspondait à une baisse d’effectifs et qu’il s’agissait donc d’une mesure de carte classique.

 

Jean Macé Tarbes :

Nous avons à nouveau soulevé la question de la hausse d’effectifs pour la prochaine rentrée : 110 élèves prévus pour 4 classes soit 27,5 élèves de moyenne dans une école inscrite en « politique de la ville » qui accueille des élèves de la maternelle Louise Michel (REP), des enfants du voyage.

Le DASEN n’a pas été sensible à nos arguments. C’est au maire que revient la décision d’inscrire les élèves dans les différentes écoles. Il faudra donc diriger les nouveaux élèves vers d’autres écoles de la ville.