Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








CR CDEN du 18 octobre 2018

le 19 octobre 2018


- A l’ordre du jour de ce CDEN : Approbation du CR du CDEN du 3/07/2018 Premier degré : bilan RS 2018, ajustements d’horaires, évolution des circonscriptions, bilan plan d’action écoles rurales Second degré : bilan de rentrée des collèges RS 2018

 

 

CR CDEN du 18 octobre 2018

 

 

Déclaration liminaire du Sgen-CFDT 65 :

 

C’est avec consternation et incompréhension que le Sgen-CFDT a découvert les annonces budgétaires pour l’année 2019 enterrant de fait la priorité à l’Éducation Nationale.

 

Avec 2 650 postes d’enseignant·es et 400 de personnels administratifs supprimés, c’est une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des personnels qui est programmée.

Cela n’est pas compatible avec l’ambition d’un enseignement de qualité et d’une plus grande égalité de réussite, ni d’une bonne administration du système éducatif.

 

Le Sgen-CFDT, à l’instar des autres organisations, dénonce ces suppressions d’emplois dans le second degré dans un contexte d’augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut pas se faire par un redéploiement de moyens.

 

Nous avons demandé au gouvernement de renoncer à ce projet.

 

Le Sgen-CFDT avec d’autres organisations appellent les personnels de l’Éducation Nationale à une journée de grève le 12 novembre prochain.

 

Pour le 1er degré, on déplore une baisse de 40 % dans le budget (2 325 postes au lieu des 3 881 de l’an dernier). C’est un très mauvais signal pour notre département qui a déjà subi l’an dernier une carte scolaire négative.

Rappelons qu’une des directives du budget est « de consolider les classes rurales », on en reparlera lors de la préparation de la carte scolaire.

L’an dernier une enveloppe de 100 postes était dédiée à la carte scolaire des départements sous protocole ruralité. Cette année, aucun budget spécifique national n’a été prévu.

Pour notre département on nous a dit l’an dernier que les 5 postes attachés à un protocole ruralité sont utilisables sur la durée du protocole (3 ans). Sur quelle enveloppe budgétaire seront pris les postes qui nous restent à utiliser au titre du plan ruralité ?

 

L’autre directive est le dédoublement des CE1 à la RS 2019 en REP. On prévoit déjà une utilisation massive de postes pour les écoles de l’agglomération toulousaine.

 

En ce qui concerne les fusions d’école, le Sgen-CFDT s’interroge sur la pertinence et la multiplication de telles restructurations.

L’objectif avancé est d’améliorer le fonctionnement des écoles pour une meilleure efficacité.

Pour le Sgen-CFDT, cet objectif n’est pas atteint au vu des fusions déjà effectives.

 

1- Il n’y a pas de corrélation entre taille d’école et qualité d’enseignement. Rien ne prouve à nos yeux qu’une structure à 10 classes place nos élèves dans des conditions d’apprentissages plus favorables.

 

2- Par contre, des constats s’imposent suite à la plupart des fusions et en particulier des fusions élémentaire / maternelle :

 

· Difficultés accrues pour le travail des directeurs d’école primaire.

 

· Des fermetures de postes facilitées.

Pour exemple :

Aureilhan : fusion RS 2017 et fermeture RS 2018

Lannemezan les Bourtoulets : fusion RS 2017 et fermeture RS 2018.

 

· Le non remplacement de collègues en arrêt de travail.

 

· Difficultés liées au site : l’implantation de classes sur 2 ou 3 sites complique fortement la tâche du directeur, ne facilite pas les échanges et freine la circulation de l’information.

 

· La disparition de fait des écoles maternelles fusionnées qui perdent leur identité propre n’est pas sans conséquence. Ceci entraîne une suprématie de l’élémentaire sur la maternelle et dans les faits les parents des élèves de maternelle recherchent un interlocuteur de proximité, s’adressant souvent à l’ancien directeur.trice de l’école maternelle.

 

Tous ces constats rejoignent les préconisations votées en CHSCT du 18/01/18 (cf annexe 1) suite aux visites des écoles fusionnées de Lannemezan. Le Sgen-CFDT demande la prise en compte totale de ces préconisations pour la carte scolaire à venir.

 

Dans les établissements du 2nd degré, la rentrée s’est faite en silence mais avec inquiétude et lassitude pour l’ensemble des personnels (administratifs, santé, vie scolaire, enseignants et agents techniques territoriaux…).

Le calcul de la structure génère des réorganisations contraintes et imposées. Nos remontées font état encore une fois d’effectifs lourds dans nombre d’établissements (Trie sur Baïse, Bagnères, Victor Hugo, Lannemezan, Vic en Bigorre…). Attention aussi aux modifications de la sectorisation et aux dérogations accordées qui fragilisent certains collèges.

 

Les postes partagés génèrent des situations complexes d’organisation facteur de risques psychosociaux. Donnons l’exemple de Trie, collège dont seulement 7 enseignants sont affectés à temps complet sur l’établissement. Tous les autres sont en service partagé sur 2 ou 3 établissements.

Le remplacement des enseignants à l’année et de courte durée se complique. Le recrutement de contractuels sans formation professionnelle crée une charge de travail supplémentaire pour les personnels des établissements.

 

Sur le bâti des collèges relevant de la compétence du Conseil Départemental, nous souhaitons vous alerter sur les conditions d’accueil des élèves et des personnels du collège Massey. Nous rappelons que le CHSCT, saisi par les personnels, a émis après sa visite de mars 2016 (!) des préconisations urgentes (annexe 2). Qu’en est-il de ce dossier au niveau du Conseil Départemental ?

 

Pour terminer, un rappel de l’inquiétude de notre union départementale quant à la situation économique et donc démographique de notre département. La fermeture il y a peu de l’entreprise Dhugues à Pouyastruc est caractéristique de cette situation qui met à mal la démographie de nos territoires ruraux. La solution pour ces territoires n’est surtout pas la fermeture des services publics de proximité.

 

Le quorum n’est pas atteint (16 votants, quorum fixé à 17). Les organisations syndicales alertent sur cette situation. Conscientes que ce CDEN de rentrée doit se tenir, elles rappellent qu’il ne faudrait pas que cela devienne une habitude de siéger sans quorum…

 

I- Approbation du CR du CDEN du 3/07/2018 :

 

Impossibilité de voter car absence de quorum.

 

II-  1er  degré :

 

· Constat RS 2018 :

 - 363 élèves dans le public !!!

 - 53 élèves dans le privé sous contrat

 + 38 élèves dans le privé hors contrat.

 

M. le Dasen insiste sur cette perte et que cela va inévitablement se répercuter sur les moyens octroyés au département.

Le Sgen-CFDT mettra tout en œuvre pour que la dotation de la carte scolaire à venir ne dépende pas exclusivement de ce critère démographique.

 

Le Dasen attire notre attention sur l’augmentation de 40% dans les écoles privées hors contrats (environ 100 élèves).

Sur le département 3 écoles privées hors contrat :

- Montessori : Benqué-Molère

- Catholique : Tarbes

- Steiner : Bagnère de Bigorre.

 

Le taux de scolarisation des – de 3 ans est stable (environ 19%).

 

L’obligation scolaire dès 3 ans devrait engendrer une augmentation de 30 à 40 élèves de plus sur tout le département, car près de 90% des élèves de 3 ans sont déjà scolarisés.

 

· Horaires scolaires : ajustements de rentrée (Lafitole et Maubourguet)

 

Impossibilité de voter car absence de quorum.

 

· Pour information : évolution des circonscriptions.

 

Point tout juste évoqué par M. le Dasen. Aucun document disponible à ce jour, car c’est un projet en attente de validation.

 

· Pour information : bilan d’étape du plan d’action écoles rurales.

 

Pour rappel :

1/12/2017 : signature du plan d’action écoles rurales

Courant 2018 : rencontre du Dasen avec 8 communautés de communes sur les 9 que compte le département.

Septembre 2018 : 2 COPIL « école du socle » à Loures-Barousse et Luz St Sauveur.

17/12/2018 : COPIL départemental programmé.

 

M. le DASEN évoque le rapport de l’Inspection Générale qui s’appuie sur des données collectées sur plusieurs départements dont les Hautes-Pyrénées. Il souligne à nouveau le manque d’ambition des élèves des classes rurales et constate un maillage d’écoles très important au vu de la démographie de notre département.

 

Le Sgen-CFDT fait remarquer que ce document n’est qu’un rapport. Il peut servir d’appui pour le débat mais en aucun cas il ne fait loi.

Le Sgen-CFDT rappelle qu’un service public d’éducation de proximité est indispensable pour nos territoires.

 

 

III- 2nd degré :

 

· Les collèges :

 

Effectifs RS 2018 : - 47 élèves.

Le Sgen-CFDT demande à avoir le détail par division et par établissement.

 

Deuxième taux de scolarisation en SEGPA de l’académie, derrière le Tarn. A noter, une forte réorientation en cours ou à l’issue de la 6ème.

La localisation des 2 SEGPA sur Tarbes (Pyrénées et Paul Eluard) ne permet pas une scolarisation des élèves peu mobiles (problème de transport scolaire si le collège de rattachement est différent).

Le DASEN, quant à lui, se félicite de la bonne implantation des SEGPA sur Tarbes.

 

Plan numérique dans les collèges :

Le Conseil Départemental a doté de classes mobiles numériques les 17 collèges publics (hors cités scolaires financement par la Région).

Ceci représente 2 classes mobiles de 30 tablettes (i-Pad) par établissement (hors dotation enseignants). Les services du Département ont créé 2 emplois pour assurer la maintenance de ce matériel.

 

· Lycées professionnels :

 

Effectifs : Augmentation des effectifs par rapport à la RS 2017 : + 53 élèves.

Carte des formations intéressante et variée qui rend les lycées professionnels de notre département très attractifs.

Le Sgen-CFDT veillera à ce que l’offre des formations sur le département reste de cette qualité. Le Sgen-CFDT souligne que la formation professionnelle est un levier pour le maintien du tissu économique de notre département et son développement.

 

· Lycées d’enseignement général et technologique :

 

Effectifs RS 2018 : 131 élèves de moins !

Une baisse notable à l’entrée en seconde qui selon le Dasen s’expliquerait par le départ des familles vers d’autres départements.

 

 

L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.