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La rentrée dans la presse

le 2 septembre 2014


La rentrée scolaire dans La Dépêche du Midi

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Des effectifs stables, voire en légère progression

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Hautes-Pyrénées - Rentrée scolaire

Même s'il reste prudent sur les rythmes, Hervé Cosnard ne prévoit pas une rentrée trop délicate./ Photo L. Dard.

Même s’il reste prudent sur les rythmes, Hervé Cosnard ne prévoit pas une rentrée trop délicate./ Photo L. Dard.

Une rentrée pas tout à fait comme les autres ? Certainement, avec l’avènement des nouveaux rythmes scolaires, des interrogations demeurent. Cela dit, les effectifs restent stables, même s’ils restent, bien sûr, à confirmer.

Pour Hervé Cosnard, le directeur académique (que l’on appelait autrefois inspecteur d’académie), pas question de mettre la charrue avant les bœufs. « Vous savez, explique-t-il à la manière d’un sage, il y a parfois des écarts entre les prévisions et la réalité dans les écoles, on en saura plus demain (aujourd’hui, donc, NDLR), quand les élèves seront effectivement rentrés. » Mais les prévisions sont souvent fiables. « Nous tablons, d’après les inscriptions enregistrées à la fin de l’année scolaire, sur une stabilité globale, voire une très légère progression des effectifs. Pour le primaire, nous attendons 17.035 enfants, dont 6.320 dans les maternelles. En ce qui concerne les lycées et les collèges, les effectifs sont également stables, à 3 ou 4 unités près, avec une légère progression dans les lycées. A ce sujet, on note, dans les lycées, une progression assez marquée dans les effectifs des lycées généraux, au détriment des lycées professionnels, qui enregistrent une légère baisse. » Mais c’est plus un effet de seuil, dû au changement de la durée de la scolarité, de 4 à 3 ans, qu’une réelle désaffection pour les filières technologiques.

Mais tout ceci reste à vérifier aujourd’hui et demain, même si le compte prévisionnel ne sera pas loin de la réalité.

Autre motif de satisfaction, les effectifs d’enseignants, même s’il a encore fallu rendre quelques postes, et donc fermer certaines classes (mais aussi en ouvrir d’autres en fonction des besoins), la « saignée » a été moins brutale, et surtout bien gérée. Mais la vraie satisfaction, c’est le fait qu’il n’y aura pas de prof absent, comme cela a pu se produire par le passé. « A l’heure où je vous parle, tous mes postes sont remplis », assure Hervé Cosnard, « demain, il y aura un enseignant dans chaque classe ». Reste la question des rythmes scolaires qui, là aussi, demande d’être mesurée à l’aune des faits. « Pour l’heure, je n’ai pas de retours sur d’éventuels problèmes. Je pense que globalement, tous ensemble, nous devrions y arriver. Mais il faudra un peu de rodage, c’est évident, que tous les intervenants se coordonnent, que chacun trouve sa place dans le dispositif. » Qui est la grande nouveauté de cette rentrée.


Syndicats : « Il reste beaucoup d’interrogations »

Du côté des syndicats d’enseignants, l’inquiétude est plus palpable. « Nous avons beaucoup d’interrogations, résume Gilles Verdier (Sgen-CFDT), d’abord, et comme chaque année depuis longtemps, sur la question des moyens. Une fois encore, nous avons des postes en moins, trois pour être précis, alors que les effectifs sont stables. Il faudra donc faire aussi bien avec moins… Mais déjà, on sait qu’il y a deux cas où ça va coincer, l’école de Bonnefont et la maternelle de Maubourguet, où il faut rouvrir une classe. Ce sera l’une des questions prioritaires du prochain comité technique qui se tiendra le 9 septembre, même si l’on sait que dans d’autres écoles, entre 5 et 7, la même question risque de se poser. » Si la question des effectifs est récurrente, s’y ajoute celle des nouveaux rythmes scolaires. « On n’est pas contre le principe, et on sait que dans certaines écoles, certains secteurs, ça va bien se passer. Mais pas partout… parce que l’élément nouveau, c’est qu’il faut arriver à combiner quatre logiques : celle des enfants, des parents, des mairies et des employés municipaux. Il n’est pas exagéré de dire que nos collègues sont un peu angoissés. » Dernier point, l’ambiance générale… « Avec 4 ministres en 3 ans, une fois encore, la rentrée se fera sur les épaules des personnels de l’Éducation nationale, sur leurs compétences et leur engagement. Quant à notre nouvelle ministre, on espère qu’elle restera ferme sur le budget et les 60.000 postes promis… »

Christian Vignes