Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

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La situation se dégrade dans la fonction publique

le 7 juillet 2014


La conférence de presse de la CFDT Fonctions publiques des Hautes-Pyrénées.

 

« La situation se dégrade dans la fonction publique »

 


 

 

 

De gauche à droite : Claude Tarihaa, Patrick Delaporte, Gilles Verdier, Carolle Mullard et Philippe Parrilla./Photo Laurent Dard.

De gauche à droite : Claude Tarihaa, Patrick Delaporte, Gilles Verdier, Carolle Mullard et Philippe Parrilla./Photo Laurent Dard.

 

Fin juin, le constat de la CFDT était le suivant : « Le dialogue social dans la fonction publique semble impossible et depuis cinq ans, le point d’indice est gelé ». Gilles Verdier note que sur les trois pôles que sont l’Éducation, les collectivités territoriales et l’hospitalier (Tarbes-Lourdes), la dégradation est générale. « En sept ans, poursuit-il, dans nos écoles, l’État a supprimé 72 postes pour une baisse globale de 220 élèves. » Et d’évoquer les maîtres non remplacés, la difficulté de scolariser les enfants de 2 ans. Il parle également de difficultés croissantes pour les maîtres « de plus en plus confrontés à des intrusions et des agressions de parents ».

Carole Mullard signale, de son côté, que les parcours professionnels se précarisent au niveau de la fonction publique territoriale. « Les cadres vivent sous tension permanente, s’alarme-t-elle, ils ne voient plus le sens et l’intérêt des réformes qu’ils doivent appliquer. »

Pour ce qui concerne l’hospitalier Tarbes-Lourdes, Philippe Parrilla indique que l’ARS (Agence régionale de santé) est sur le point de se prononcer. « Une étude, annonce-t-il, suggère la suppression de plus d’une dizaine de postes, sachant que l’établissement connaît des difficultés très importantes de fonctionnement liées au manque de personnes ». Quant à l’avenir de l’hôpital de Lourdes, il est lié à celui de Tarbes. Et d’évoquer « le mal-être physique et psychologique des personnels qui partent plus vite ou s’orientent vers le privé ». En cinq ans, plusieurs projets n’ont pas abouti. Ce qui génère de l’inquiétude et le fait s’interroger : « Dans ce contexte, quel est le toubib de haut niveau qui va venir à Tarbes ? »

Ces élus sont par ailleurs inquiets face aux prises de positions contradictoires que suscite la réforme territoriale. « Nous considérons que Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ce n’est pas pertinent. » Pour la CFDT , cette réforme doit être guidée « par la volonté d’améliorer l’action publique, pas par l’obsession d’économies à tout prix ».

Enfin, rappelant que les élections professionnelles auront lieu le 4 décembre dans toutes les fonctions publiques, le syndicat fait, d’ores et déjà, savoir qu’il présentera des candidats dans les trois fonctions publiques du département.