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Alstom à Tarbes : « Ni GE ni Siemens mais une troisième voie »

le 22 mai 2014


Ni Général Electric ni Siemens, les employés d’Alstom réclament une troisième voie, celle de la reprise en main de l’entreprise par des capitaux français sous la tutelle de l’état.
- L’article de La Dépêche

Publié par la Dépêche le 22/05/2014 

Social

Les membres de l'intersyndicale rassemblés devant la préfecture./Photo Laurent Dard.

Les membres de l’intersyndicale rassemblés devant la préfecture./Photo Laurent Dard.


Ni Général Electric ni Siemens, les employés d’Alstom réclament une troisième voie, celle de la reprise en main de l’entreprise par des capitaux français sous la tutelle de l’état.

Une cinquantaine de personnes a répondu présent, hier, à l’appel au rassemblement devant la préfecture des Hautes-Pyrénées de l’intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC de l’entreprise Alstom Transport SA du site de Tarbes. Une délégation a été reçue par le préfet. Les délégués syndicaux d’alstom ont remis au représentant de l’état une lettre qui résume leurs attentes au sujet du devenir de leur entreprise. Le texte a été adressé, quasiment au même moment, à Arnaud Montebourg, ministre de l’économie, qui recevait, hier, à Bercy, les organisations syndicales.

Les syndicats renvoient dos à dos les deux options actuellement en lice pour le rachat de la partie électrique d’Alstom, suite au retrait de Bouygues. Ils estiment que ni l’Américain Général Electric ni l’Allemand Siemens « ne sont, à moyen ou long terme, de bonnes solutions pour l’industrialisation et l’emploi en France. Dans les deux cas, il y aura des doublons de sites industriels aussi bien dans le périmètre électrique que dans celui du transport ferroviaire. Cela amènera à des situations sociales de crises ».

Non au démantèlement du groupe

Aussi, les organisations syndicales « demandent la mise en place d’une troisième voie, celle de la reprise en main du fleuron industriel français qu’est Alstom par des capitaux de notre pays, sous la tutelle de l’état ». Vous avez dit nationalisation ? Pas exactement. « Nous souhaitons que, dans un premier temps, l’état rentre à nouveau dans le capital d’Alstom afin d’assurer son autonomie et éviter le démantèlement du groupe », explique Olivier Comet, délégué syndical CFDT. « Nous ne voulons pas d’une absorption. Cette troisième voie doit permettre de prendre du temps pour établir des partenariats. La situation du groupe n’est pas catastrophique. Nous avons le temps d’étudier des solutions pour l’avenir », ajoute Joël Gamonet, délégué CFDT.

S’appuyant sur l’analyse de la société de conseil Secafi, l’intersyndical souligne les avantages de la recherche d’une solution autonome pour Alstom : « Le maintien d’un potentiel industriel et de développement globalement plus fort en France et en Europe. Ou, à défaut, les acteurs mobilisés par la défense de l’emploi et du potentiel industriel en France et en Europe se seront mis en situation de renforcer leur pouvoir de négociation avec les candidats, notamment avec GE si GE s’avère continuer à être l’alternative la plus probable dans la suite du processus ».

Enfin, s’agissant du site tarbais, Thierry Garrido, de la CFDT services, a fait part de sa crainte pour la pérennité de l’emploi au restaurant — il a perdu en moyenne 70 couverts — et le service nettoyage.

Thierry Jouve