Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








Prérentrée le 1er septembre.

le 18 mai 2014


- L’annonce du Ministre : prérentrée le 1er, rentrée le 2 septembre
- réaction du Sgen-CFDT... on ne crie pas victoire comme certains...

Le Ministère, après pas mal de cafouillages… a annoncé que

-  la prérentrée aura lieu le lundi 1er septembre

-  la rentrée des élèves aura lieu le mardi 2 septembre.
La raison officielle évoquée : la gestion informatique des 40 000 nouveaux enseignants qui ne pouvait se faire à partir du 29 août...

Aussitôt, des syndicats se ruent sur les médias pour revendiquer cette grande victoire syndicale.

· « Avec le SNES FSU, on a obtenu le report de la prérentrée » (Tweet du Snes-FSU).

· « Le report de la journée de prérentrée, c’est nous… » (Snalc)

Le vent des élections professionnelles de décembre 2014 souffle déjà…

 

Parallèlement, le même scénario que pour la rentrée 2013/2014 se reproduit :

· On a obtenu de rentrer en septembre, maintenant on refuse la journée de rattrapage induite par ce nouveau calendrier.

 

 

La journée de rattrapage. C’est quoi ?

 

Rappelons l’article L521-1 du code de l’éducation   :

 

« L’année scolaire comporte trente-six semaines au moins réparties en cinq périodes de travail, de durée comparable, séparées par quatre périodes de vacance des classes. Un calendrier scolaire national est arrêté par le ministre chargé de l’éducation pour une période de trois années. Il peut être adapté, dans des conditions fixées par décret, pour tenir compte des situations locales ».

 

Donc, si l’on revendique et si l’on obtient de commencer les classes le mardi 2 septembre, il faut bien s’attendre à avoir parallèlement à discuter de la journée de rattrapage puisque les élèves auront 35 semaines et 3.5 jours d’année scolaire.

Rappelons que l’en dernier des syndicats ont contesté, en vain, les 2 demi-journées de rattrapage (13/11 et 11/06 a. midi (4.5 j) - 13/11 (4 jours)) induites par une rentrée 2013 le mardi 3 septembre.

Le ministère, pour ne pas recommencer à imposer une journée de rattrapage, était donc revenu à une rentrée des élèves le lundi 1er septembre.

Nous revenons donc à la case départ.

 

 

Médiatiquement, ce n’est pas terrible...

 

·  Certaines phrases ont du mal à être comprises en dehors du monde enseignant « Psychologiquement, cette rentrée au mois d’août était pour nous quelque chose d’inacceptable » ; Daniel Robin, co-secrétaire général du syndicat SNES FSU.

·   Les explications sur les raisons techniques du ministère ne sont pas très convaincantes. D’où l’ironie de certains « J’invite tous les chômeurs informaticiens à rejoindre les équipes du ministère de l’Education nationale pour les aider à régler ce bug » -Paul Raoult, président de la fédération de parents d’élèves FCPE.

 

 

Pratiquement, qu’est-ce qui va se passer maintenant ?

 

- Les dates de prérentrée (1er septembre) et de rentrée (2 septembre) sont maintenant officielles

- Le débat va donc se porter sur la journée de rattrapage pour les élèves :

 

· Si, comme nous le pensons (loi contenue dans le code de l’Education !), l’obligation des 36 semaines de classes est incontournable, ce report s’accompagne obligatoirement d’un rattrapage d’une journée. Faisant fi des rythmes scolaires, devrons nous rattraper cette journée en travaillant 2 mercredis après-midi (comme cette année) ou en écourtant les petits congés ? Le ministre va y perdre tout son crédit sur le dossier rythme. L’autre solution serait de rattraper en travaillant le lundi 6 juillet… Le ministre ne ferait rattraper de fait que les établissements qui ont des élèves en juillet… Après avoir cédé à la demande d’un syndicat corporatiste du 2nd degré, la colère serait forte dans les écoles. De plus, pour vouloir « sauver » la dernière semaine de vacances d’août, il faudrait « détruire » la première semaine complète de juillet ! 

 

· Le SNUipp-FSU, géné par la "victoire" du Snes-FSU, demande la suppression de la journée de rattrapage, c’est-à-dire ne pas appliquer le code de l’Education. Nous on veut bien.. ! mais nous avons toutefois des doutes, basés simplement sur des notions juridiques de base dans notre république (valeur de la loi...). 

 

Conclusion

 Que ceux qui se réjouissent de cette grande victoire syndicale, que le Ministre qui a pris cette décision en assurent maintenant toutes les conséquences et les expliquent aux collègues…

 

Rappelons également que beaucoup d’enseignants, d’équipes de direction, de non enseignants sont dans leur établissement ou leur service bien avant la pré-rentrée...

 

LE COMMUNIQUE DE LA FEDERATION DES SGEN-CFDT

 

JOURNÉE DE PRÉRENTRÉE 2014 : EST-CE LÀ L’ENJEU DE LA RÉFORME DU SYSTÈME ÉDUCATIF ?

Publié le 16/05/2014 à 09H40 par attaché de presse

CP n° 61

 

L’annonce par le Ministère de l’Éducation nationale de la suppression de la journée de prérentrée du 29 août donne une image déplorable de l’Éducation nationale et du dialogue social dans ce ministère.

 

Une image déplorablement corporatiste d’abord, puisque, dans cette affaire, on oublie complètement les personnels de vie scolaire, les personnels administratifs et les personnels de direction, qui vont, cette année comme les autres, reprendre le travail bien avant le 29 août sans que personne ne s’en émeuve. Cette focalisation sur les dates de rentrée et de prérentrée continue à entretenir un mythe aussi tenace qu’absurde, qui voudrait que le travail dans l’Éducation nationale se réduise aux cours devant élèves.

 

Mais cette décision donne surtout une image déplorable du dialogue social tel qu’il se pratique dans l’Éducation nationale. Le jour même où les fonctionnaires font grève et manifestent pour alerter le gouvernement sur leur pouvoir d’achat, leurs conditions de travail et l’avenir du service public, on laisse entendre qu’il n’y a pas de sujet plus urgent que de décider de la place de la journée de prérentrée dans le secondaire. Moins on a d’emprise sur la réalité du travail et de la vie des personnels, plus on valorise des sujets dérisoires.

 

Pour le Sgen-CFDT, la paix sociale ne s’achète pas par des mesures symboliques, elle se construit avec des mesures courageuses abordant les problèmes de fond. Le service public de l’Éducation nationale et ses personnels méritent mieux que l’image déplorable que donne cette annonce.