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1er mai 2014 : l’article de la Dépêche

le 29 avril 2014


Suite à notre conférence de presse, la Dépêche a publié un article sur le Premier mai unitaire départemental.

Tarbes. Un « frisson » unitaire pour le 1er mai

 

L’article de la Dépêche

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Social

 

De gauche à droite, Patrick Delaporte et Gilles Verdier, de la CFDT ; Michel Torres, de la FSU ; Eric Géhin et Yolande Guinle, de la CGT, tous sous la même bannière pour ce 1 er mai./Photo Laurent Dard.

De gauche à droite, Patrick Delaporte et Gilles Verdier, de la CFDT ; Michel Torres, de la FSU ; Eric Géhin et Yolande Guinle, de la CGT, tous sous la même bannière pour ce 1 er mai./Photo Laurent Dard.

 

Alors qu’à l’échelle nationale, les syndicats divergent, dans les Hautes-Pyrénées, les organisations jouent la carte de l’union et de la solidarité et appellent à la mobilisation pour la fête du Travail, le 1er mai, à 10 h 30, à la bourse du travail.

Bien sûr, les plaies syndicales demeurent vives. Mais pour autant, dans les Hautes-Pyrénées, la CGT, la CFDT, FSU, Solidaires et l’UNSA défileront tous sous la même bannière ce 1er mai. « Les syndicats les plus représentatifs du département seront là, se félicite Éric Géhin, de la CGT. Historiquement, le 1er mai est le jour où les travailleurs se retrouvent sur leurs revendications. Ce jour leur appartient. Dès le départ, les organisations ont agi dans un esprit de rassemblement. » L’union fait donc la force syndicale dans un contexte délicat entre gel des salaires des fonctionnaires, hausse de la précarité, fragilisation des prestations et de la Sécurité sociale… « On a l’impression que les fonctionnaires en demandent beaucoup. Mais leurs salaires sont gelés pour sept ans. Et si leur point n’augmente pas, on ne revalorise pas non plus le SMIC et les autres salaires. Pour ce 1er mai, les salariés des petites entreprises qui ne peuvent manifester, comme les retraités, sont appelés à porter leurs revendications, avec l’espoir de changer les choses, autrement que par un repli sur soi. » « Dans un contexte où les coups durs pleuvent, il est encore plus important que l’on soit nombreux pour cette journée festive où les travailleurs se retrouvent, échangent. Toute la diversité du salariat doit être représentée », abonde Yolande Guinle. « Nous avons mis nos divisions de côté, appuie Patrick Delaporte, pour la CFDT. Il faut saluer l’intelligence des groupes syndicaux des Hautes-Pyrénées qui ont mis en avant ce qui les rassemble pour les salariés. »

« Créer une dynamique »

Alors que le département a dépassé les 12 % de chômage, ce 1er mai aura aussi un écho européen, à quelques jours des élections : « Il faut que l’Europe s’engage dans un plan d’investissement ambitieux, en dédiant 2 % du budget pour une croissance durable, créatrice d’emplois, plaide Gilles Verdier, de la CFDT. Il nous faut une Europe plus innovante, plus sociale et plus démocratique. Il faut une Europe qui crée de l’emploi plutôt que de l’austérité. »

Michel Torres, pour la FSU, salue cette union et voit plus loin : « Il faut créer une dynamique pour obtenir une inflexion de la politique menée. Après le 1er mai, il y aura un mouvement dans la fonction publique, le 15 mai, puis les cheminots et enfin les retraités. Tout ça en quelques jours. » Voilà pourquoi l’intersyndicale appelle à une mobilisation d’envergure ce jeudi 1er mai, à Tarbes. Rendez-vous à 10 h 30 à la bourse du travail avant un défilé vers la place de Verdun. « Un 1er mai réussi serait un 1er mai où l’on regagnerait de l’espoir et de la volonté de se battre, porté par ce frisson de l’aventure collective pour le bien commun », conclut Michel Torres.

Andy Barréjot