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ALSTOM : le syndicat des Métaux CFDT 65 inquiet.

le 22 janvier 2014


- Lors d’une conférence de presse, les élus CFDT d’Alstom ont fait part de leurs inquiétudes quant à la situation de l’entreprise et les menaces de délocalisation vers l’Inde qui pèsent sur la production. Une baisse de 13 % de la masse salariale serait envisagée en 2014.
- Lire l’article de La Dépêche.

 

 

 

Les délégués CFDT veulent interpeller direction et pouvoirs publics./Photo A. B.

Les délégués CFDT veulent interpeller direction et pouvoirs publics./Photo A. B.


Les élus CFDT d’Alstom ont fait part, hier, de leurs inquiétudes quant à la situation de l’entreprise et les menaces de délocalisation vers l’Inde qui pèsent sur la production. Une baisse de 13 % de la masse salariale serait envisagée en 2014.

La locomotive économique bigourdane est-elle en passe de s’enrayer ? Hier, les représentants de la CFDT du site tarbais d’Alstom ont détaillé un panorama social déroutant, par rapport aux gros contrats engrangés à travers le monde par la société Alstom Transport, un des derniers en date en Afrique du Sud pour plus de 4 milliards d’euros. « Mais cela n’apportera du travail que pour deux ou trois personnes en production sur une année, regrette la CFDT. Le carnet de commandes d’Alstom est rempli mais l’activité n’est pas à Tarbes ou tout à fait réduite. »

Hier, les salariés d’Alstom se sont dits « très préoccupés » par le changement de modèle économique de leur entreprise. « Aujourd’hui, la stratégie d’Alstom est de réintégrer l’activité de services sur le site au détriment de son développement et de la capacité de production actuelle. Celle-ci est transférée en Inde et, d’ores et déjà, les offres sont émises avec une production délocalisée », dénonce Olivier Comet, délégué syndical. Une situation qui intrigue d’autant plus que la main-d’œuvre ne représente que 5 % de la valeur ajoutée des produits. « Or, dans le schéma financier d’Alstom, la production finance les études. La baisse de celle-ci entraîne donc, à terme, la mort des activités d’études et donc du site », poursuit Olivier Comet. « Hier encore, Tarbes était un pôle d’excellence pour les modules de traction unique au monde. Ce n’est plus le cas », abonde Joël Gamonet, secrétaire du comité d’entreprise.

30 postes de moins en 2013

L’ensemble de ces baisses d’activités a pour conséquence immédiate la réduction des effectifs, avec « une trentaine de postes en moins sur l’année, essentiellement des départs anticipés à la retraite, selon la CFDT. Des mesures préalables à du chômage technique ont été imposées par la direction comme la fermeture de la production les 2 et 3 janvier 2014 et l’obligation pour les salariés des études de prendre l’ensemble des congés, les RTT et toutes les récupérations au 2e trimestre 2014. Entre le budget présenté en décembre et celui de janvier, la masse salariale a diminué de 13 %, soit l’équivalent d’une centaine d’emplois sur Tarbes (sur 700 au total). La direction est en train de réduire le nombre d’intérimaires et de prestataires et s’est également attaquée à l’activité confiée aux sous-traitants locaux. Toutes ces mesures sont généralement associées au déploiement d’un plan social, mais la direction ne veut pas utiliser ce mot ».

Voilà pourquoi le syndicat CFDT va demander la tenue d’un comité d’entreprise extraordinaire et demander une expertise comptable quant aux prévisions pour 2014 et 2015. Ces inquiétudes seraient partagées par d’autres sites français du groupe. Contactée, la direction n’a pu répondre à nos questions hier. Quant au syndicat CFDT, il assure « comme toujours vouloir accompagner l’entreprise dans ses difficultés. Mais il faut être transparent et que la direction cesse d’avancer masquée ».


« Inquiets au niveau départemental »

Présents aux côtés des employés d’Alstom, Patrick Delaporte, secrétaire de l’union départementale CFDT, et Pierre San Augustin, secrétaire de la section métallurgie, ont réagi : « Nous sommes inquiets au niveau départemental puisqu’Alstom est un fleuron avec un secteur recherche important. Or, l’avenir ne se présente pas aussi bien qu’on ne le croyait. L’avantage, c’est qu’on intervient pour une fois en amont, afin d’anticiper une éventuelle catastrophe sociale. C’est important d’interpeller tout le monde et de mettre les comptes sur la table. D’autant que de l’argent public des contribuables du Grand Tarbes a été investi dans l’engagement entre Alstom et l’agglo ».