Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

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Des militant(e)s Unsa adhèrent au Sgen-CFDT Midi-Pyrénées... L’un d’eux s’explique.

le 15 octobre 2013


Dans cet article, vous pourrez lire la lettre ouverte d’un militant UNSA qui adhère au Sgen-CFDT Midi-Pyrénées ainsi que le texte des co-secrétaires académiques du Sgen-CFDT Midi-Pyrénées "Vers la recomposition syndicale attendue"

LETTRE OUVERTE D’UN MILITANT UNSA QUI ADHERE AU SGEN-CFDT MIDI-PYRENEES.

LE CHOIX DE L’AVENIR

La FEN, créée en 1948 se voulait rassembleuse et dans l’attente de l’unité retrouvée.

Elle a fini éclatée et minoritaire autant dans le 1er degré que dans le 2nd degré.
L’UNSA créée en 1993 se voulait rassembleuse dans le secteur privé et dans l’attente de l’unité retrouvée.
Elle est aujourd’hui dans « l’impasse » pour reprendre le terme exact d’un responsable régional UNSA Midi Pyrénées Ce que confirment d’ailleurs les résultats obtenus par l’UNSA aux élections (2.61% en Midi-Pyrénées, et 4,26% en France).

Malgré des militants impliqués et présents, le fonctionnement interne aura freiné tout développement, dans le secteur public ou privé.

Au moment où de nombreux cadres de la FSU s’interrogent sur le ralliement à la CGT, il apparait nécessaire que les réformistes se rassemblent dans une centrale forte, unie et conforme à nos valeurs : la CFDT.
Car, paradoxalement, le syndicalisme français est à l’aube d’un bouleversement.

Pour la 1ère fois dans notre histoire, une centrale syndicale réformiste et humaniste, la CFDT, est en mesure de devenir la 1ère organisation syndicale de France.

La progression de la CFDT la place aujourd’hui à 29.74 %, à quasi égalité avec une CGT à 30.62 % !

Dans un contexte de crise économique forte, de tensions xénophobes grandissantes, face à des puissances financières internationales, les salariés du secteur privé comme ceux de la fonction publique, sont en attente d’un syndicalisme qui les rassemble et les défend avec efficacité au quotidien.

Aujourd’hui, il est de la responsabilité de chacun de prendre la mesure de l’enjeu que représente cette nouvelle donne syndicale.

Le syndicalisme français est aujourd’hui face à un dilemme :

  • Soit les querelles d’appareils persistent et les réponses apportées à la crise ne seront que partielles ; les salariés du public et du privé en paieront le prix fort.
  • Soit les forces réformistes choisissent l’unité et oublient les querelles d’appareil, et dans ce cas là, nous pourrons enfin influer avec force sur les choix fondamentaux qui attendent notre société.

Pour moi, qui suis militant syndical de longue date, la dispersion des forces réformistes serait à mes yeux aujourd’hui une faute politique majeure.

Des militants qui travaillent chaque jour ensemble ne peuvent plus, ne doivent plus être séparés, que ce soit par un sigle ou un logo.

C’est pourquoi j’ai choisi, avec d’autres militants, d’adhérer à la CFDT.

Les valeurs de fraternité, de solidarité, d’égalité, de liberté et de laïcité qui m’animent sont celles que j’ai retrouvées à la CFDT. Elles n’appartiennent ni à un groupe, ni à une organisation, mais aux hommes et aux femmes qui les portent.

Elles sont communes à tous ceux qui pensent que la société peut être transformée et rendue plus juste.

J’appelle les militants, les adhérents que j’ai pu rencontrer tout au long de ma carrière comme surveillant d’externat, comme enseignant, comme personnel de direction, à réfléchir sur la réalité du syndicalisme aujourd’hui, sur les enjeux profonds de société auxquels nous devrons apporter très rapidement des réponses et sur les valeurs fondamentales qui nous unissent au-delà de nos différences.

Je les invite à prendre la mesure de l’enjeu, à franchir le pas et à bâtir avec nous la grande centrale syndicale réformiste au service des salariés du public et du privé. 

José Jorge - Nouvel adhérent Sgen-CFDT

Le parcours de José Jorge 

  • Militant laïque et syndical
  • a été en responsabilités régionales dans différents syndicats de l’UNSA en Midi- Pyrénées.

- Ancien Secrétaire académique jeunes enseignants SE UNSA

- Ancien Commissaire paritaire académique SE UNSA

- Ancien Elu au conseil syndical académique SE UNSA

- Ancien Elu au conseil syndical académique Midi-Pyrénées du SNDPDEN

  

Vers la recomposition syndicale attendue

 

Il est des moments de la vie d’un syndicat qui sont importants… d’autres qui sont bâtisseurs. 

      Ce mois de septembre 2013, notre syndicat a enregistré l’adhésion de plusieurs grands militants de l’Unsa. Nous l’analysons comme un acte qui peut initier une de ces périodes charnières de l’histoire du syndicalisme.

 Depuis des années, le constat parait clair à tous les observateurs du monde syndical : il y a trop de syndicats en France et trop peu de syndiqués.

Depuis mars 2013, conséquence de la loi sur la représentativité, le partage des forces syndicales est fait. Les résultats électoraux sont sans appel : deux grands pôles sont constitués, deux visions du syndicalisme différentes, d’autres diront complémentaires :

  • un pôle dit « réformiste » mettant en avant le dialogue et la négociation tout en utilisant tous les outils de la lutte syndicale si besoin est. Ce pôle est désormais majoritaire dans le privé avec plus de 50 % des voix. La CFDT (29.74 %) est de loin l’organisation la plus importante de ce pôle.
  • Un pôle dit « contestataire » mené par la CGT (30.62 %) et épisodiquement par FO (18.2 %)

 Force est de constater, dans cette opération vérité sur la représentativité, que l’Unsa (4.3 %) est hors jeu, tout comme la FSU et SUD. 

 Saluons le courage de ces militants de l’Unsa qui, forts de ce constat, font maintenant le choix d’un syndicalisme rassemblé dans une grande confédération ouvrière. Sachons les accueillir et bâtir avec eux, et avec tous ceux qui feront le même choix, une grande fédération ouverte et laïque des salariés de l’Education nationale dans la CFDT.

    Ça sera un des thèmes de notre congrès.

Nadine Bielle et Gilles Verdier 

Secrétaires Généraux du Sgen-CFDT MP