Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Syndicat Général de l'Education Nationale

Sgen-CFDT Hautes-Pyrénées

Eth sindicat de nosta








DIRECTION D’ECOLE : REUNION AVEC LE MINISTERE

le 19 juin 2013


- Dans la perspective de l’agenda social prévu à la rentrée sur les métiers et les statuts des personnels, le ministère a invité les organisations syndicales représentatives à une réunion sur la direction d’école.
- CR de ce qu’a dit le Ministère
- Réaction du Sgen-CFDT


L’objectif était double :

- annoncer des mesures sur l’aide administrative et éducative aux directeurs et aux écoles ; - présenter des pistes de travail pour prendre l’avis des organisations syndicales.

Compte-rendu de ce qu’a dit le Ministère

Aide administrative et éducative

Le ministère a annoncé le recrutement d’au moins 10 000 contrats aidés à la prochaine rentrée pour l’aide administrative des directeurs et éducative aux écoles primaires. Une circulaire précisera les critères d’attribution prioritaires ainsi que le cadre des activités qui seront confiées à ces personnels recrutés par contrats aidés (CUI – CAE). A la différence des recrutements précédents, les profils recherchés sont des jeunes avec au moins le baccalauréat. Le temps de travail et les modalités de rémunération seront par contre identiques. Le ministère souhaite par ailleurs mettre en place un accompagnement et un suivi des bénéficiaires ce qui implique la mobilisation de tous les acteurs.

Pistes d’évolution sur la direction d’école

Un groupe de travail de la Dgesco composé des différentes directions du Ministère, de directeurs

d’écoles et de l’inspection générale a débouché sur des pistes d’évolution autour de trois axes :

- la place et les missions des directeurs d’école ;

- la formation et l’accompagnement des parcours professionnels ;

- la valorisation de la fonction.

La place et les missions des directeurs d’école

La fonction de direction d’école est défini par des textes de 89 qui ne correspondent pas à la réalité d’aujourd’hui même si l’accord de 2006 a acté certaines évolutions. Les évolutions sont nombreuses surtout si on intègre celles prévues dans la loi sur la Refondation : « plus de maîtres que de classe », articulation école-collège, handicap, évaluation, PPRE, projets, partenariats, sécurité, numérique, etc. Il y a nécessité de mieux identifier les tâches actuelles par la publication d’une nouvelle circulaire de missions plutôt qu’une refonte du décret de 1989.

La Dgesco propose la mise en place d’un référentiel métier qui pourrait préciser les activités, capacités, et compétences attendues des directeurs d’école autour de l’animation pédagogique, de l’organisation de l’école, des relations avec les partenaires. Ce référentiel doit permettre de faire évoluer la formation. C’est aussi un moyen de remettre à plat l’ensemble des missions et reconnaître les responsabilités très importantes qui pèsent sur les directeurs d’écoles.

La formation et l’accompagnement des parcours professionnels

Ce travail a été mené avec la DGRH. Il porte sur le recrutement, l’affectation et la formation des directeurs. Les pistes de travail visent à rendre obligatoire l’entretien avec une commission pour tous les candidats y compris ceux ayant déjà assuré un intérim. Il s’agit de ne faire accéder à la fonction de direction que les personnes ayant des aptitudes. Si l’intérim ne pourra pas être supprimé, un accompagnement plus important doit être prévu pour les personnes les assurant.

Sur l’affectation, il s’agit d’améliorer l’adéquation entre le poste et le profil des candidats. Les directions ne sont pas toutes identiques. Certaines nécessitent d’avoir acquises une certaine expérience pour y accéder.

Sur la formation, aujourd’hui, il est prévu 3 semaines avant la prise de fonction et 2 semaines au cours de la première année. Dans les faits, toutes les semaines ne sont pas assurées. De plus, les modalités de formation sont différentes suivant les départements. Il y a nécessité d’harmoniser les pratiques sur


l’ensemble du territoire et prévoir une formation continue spécifique au directeur qui aujourd’hui n’existe pas. Il faut un véritable accompagnement (tutorat) des nouveaux directeurs et des situations qui permettent des évolutions. Les pistes de travail avancées : une certification, des échange de pratiques, un tutorat, des formations à distance. Enfin, il faut étudier avec les universités dans lesquels il y a un Espé, la possibilité d’une certification et une validation des acquis de l’expérience.

La valorisation de la fonction

L’actualisation des missions et une meilleure préparation nécessite de reconnaître les fonctions du directeur et améliorer l’attractivité. Deux pistes :

· avancement pour l’accès à la hors-classe : dans les mesures possibles, il y a un avancement à la hors-classe facilité, un avancement d’échelon au grand choix ou bien la mise en place d’un grade fonctionnel. Un protocole d’inspection spécifique serait élaboré qui garantirait qu’au moins la moitié de la note repose sur les fonctions de directeur d’école.

· décharge de direction : la direction d’école nécessite des personnels présents. Il est proposé de mettre fin à la possibilité d’avoir un temps partiel pour obtenir un poste de direction. Sur les décharges de direction, il y a déjà eu des améliorations en 2006 pour les écoles de moins de 5 classes. L’hypothèse serait de permettre aux Dasen de mieux prendre en compte la situation de chaque école dans l’attribution des décharges qui pourraient reposer aussi sur le nombre de personnels (Rased, maîtres supplémentaires, etc.) ou le type de structure implantées (Clis, ... ) dans l’école que sur le seul critère du nombre de classes. Le ministère propose aussi d’accorder plus de souplesse pour l’attribution de décharges au moment de la rentrée scolaire. Pour le rural, il faut envisager le rôle de coordonnateur sur plusieurs écoles. Enfin, des pistes sont envisagées pour décharger les directeurs des obligations liées aux 108 heures.

Un calendrier de discussion est prévu entre septembre et décembre autour de ces trois axes. Le travail envisagé abordera en premier la question des missions, les deux autres points en découlant. Ce travail est envisagé à statut constant, c’est à dire sans d’évolutions des structures. D’autres discussions auront lieu sur d’autres points : Rased, conseillers pédagogiques, etc.


Communiqué de presse.

DIRECTION D’ECOLE : LE SGEN-CFDT DEMANDE D’ALLER AU-DELÀ DES MESURES D’URGENCE

Le ministère s’apprête à ouvrir des discussions visant à améliorer le système d’indemnisation et d’aide aux directeurs d’école. D’ores et déjà, il a annoncé le recrutement d’au moins 10.000 personnels en contrats aidés pour l’aide administrative et éducative. Ces annonces sont une bonne mesure. Mais seulement une mesure d’urgence. Elles ne règleront rien sur le fond.

Pour le Sgen-CFDT, il est temps d’avoir une véritable reconnaissance de la fonction de direction, notamment par la mise en place d’un grade d’avancement. En restant à des indemnités et des décharges de services, on ne rendra pas justice à l’investissement et au travail des directeurs d’école.

Au-delà, le Sgen-CFDT demande que la question de l’organisation de l’école soit enfin posée. Le fonctionnement de l’école ne doit plus reposer sur le seul directeur d’école mais sur une prise en charge collective. Les tâches administratives ne doivent plus être confiées à des personnels en contrats précaires mais à de véritables professionnels. Enfin, le pilotage de l’école doit être fait au plus près des personnels concernés et non à distance, par les seuls maires et inspecteurs. C’est donc aussi la question du statut juridique de l’école qui doit être enfin posée.